Publié le 13 Mar 2013 - 04:15
ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE

Baisse de 5,1% en janvier, selon la DPEE

 

Le mois de janvier a connu une récession économique de 5,1%, d'après la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE). Cette baisse est imputable au secteur tertiaire et aux taxes de biens et services.

 

 

L'activité économique s'est inscrite en baisse de 5,1% en variation mensuelle au mois de janvier 2013. Selon le Point mensuel de conjoncture de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE), ce recul est imputable au secteur tertiaire. ''Cette contre-performance est imputable au secteur tertiaire (-6,5%) et aux taxes nettes sur les biens et services (-10,9%)'', souligne le document.

 

L’activité du secteur primaire (hors agriculture et sylviculture) s’est repliée de ''0,9%, en lien avec le sous-secteur de l’élevage (-3,8%)'', explique la note de synthèse. Toutefois, cette baisse est atténuée par la ''bonne tenue de la pêche (+5,9%)'', précise-t-elle. La progression des débarquements ''(+7,7% pour la pêche artisanale) résulte de la présence des bancs de poissons pélagiques sur les côtes sénégalaises durant ces trois derniers mois'', poursuit la note. Pourtant, en glissement annuel, l’activité de ce secteur s’est améliorée de ''5,5%, imputable au sous-secteur de la pêche (+12,4%) qui est tiré principalement par la pêche artisanale (+17%)'', analyse la même source.

 

Concernant le secteur secondaire, l'activité a fléchi de 1,1% en variation mensuelle. Ce repli est attribuable aux industries extractives ''(-5,4%), à la production d’énergie (-6,1%), aux corps gras alimentaires (-26,2%) et aux autres industries (-2,4%)'', relatent les experts. De leur avis, la production de phosphate (principale composante de la branche) qui s’est contractée au cours de la période sous revue, du fait de la mise en place des nouvelles installations, est à l'origine de cette baisse.

 

Tandis que pour les autres industries, le repli est porté par les conserves de ''viandes et poissons (-6,8%), le travail de grains (-8,8%), la fabrication de papiers, carton (-18,8%), l'égrenage de coton et de textiles (-2,6%) et les industries de fabrication de produits chimiques (-16,0%)'', énumère le document. Eu égard à cela, l’activité s’est contractée de 4,0% par rapport à la même période en 2012.

 

Le secteur tertiaire a connu aussi une chute de 6,5 %. Ce fléchissement de l’activité est attribuable au commerce ''(-12,2%), aux transports et télécommunications (-7,0%) et, dans une moindre mesure aux autres services (-4,3%)'', présente la note. Par contre, par rapport à la même période de l’année précédente, l’activité du secteur tertiaire a enregistré ''une hausse de 4,4%'', souligne l'étude.

 

Les complaintes des patrons

 

L'enquête d'opinion auprès des entrepreneurs a montré que l'environnement des affaires a constitué la principale contrainte des industriels avec 66,3%. Au total, indique le document, ''61,3% des prestataires de services ont décrié l’environnement des affaires difficile, notamment en termes de concurrence (16,3%), de lourdeurs administratives (11,3%) et de fiscalité (8,8%)''. En outre, ajoute-t-il, ''le non recouvrement des créances a été la contrainte majeure de 20% des répondants alors que l’insuffisance de la demande constitue la principale difficulté de 11,3% des enquêtés''.

 

A en croire la DPEE, dans le sous-secteur commercial, ''61% des chefs d’entreprises ont déploré un environnement des affaires difficile du fait, principalement, de la concurrence déloyale (20,3%) et de la fiscalité (8,5%)''. Ainsi, s’agissant des créances non recouvrées, elles ont ralenti l’activité de 20,3% des commerçants alors que l’insuffisance de la demande a été un réel obstacle pour 10,2% d’entre eux', soulignent les enquêteurs.

 

En ce qui concerne les échanges commerciaux de biens du Sénégal, ils se sont traduits par une amélioration de ''105,8 milliards du déficit commercial qui s’est établi à 106,1 milliards contre 211,9 milliards au mois de décembre 2012'', d'après l'étude. Cette situation reflète ''une baisse plus importante des importations (-110 milliards) que celle des exportations (-4,2 milliards) entre décembre 2012 et janvier 2013''. Ainsi, le taux de couverture des importations par les exportations s’est amélioré de 15,4 points de pourcentage en s’établissant à 47,5% en janvier 2013 contre 32,1% le mois précédent.

 

PIERRE BIRAME DIOH

 

 

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