Publié le 11 Mar 2015 - 05:32
ATTENTAT TERRORISTE AU MALI

Paris dénonce une tentative de "casser la perspective de paix"

 

Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a dénoncé lundi une tentative de "casser la perspective de paix" au Mali, après les attaques meurtrières survenues ces derniers jours à Bamako et à Kidal.

 

"Ces attaques sont des attaques contre la paix (. . .) Au moment même où nous sommes à quelques mètres de la paix, des forces qui lui sont hostiles essaient d'intervenir pour casser cette perspective", a déploré M. Fabius lors d'une conférence de presse à Rabat, au Maroc.

"Notre détermination doit être d'autant plus forte", a-t-il affirmé, souhaitant la signature de l'accord d'Alger du 1er mars par l'ensemble des parties, en allusion à la rébellion à dominante touareg du Nord. "La médiation algérienne a abouti à un texte d'accord que la communauté internationale et nous-mêmes considérons comme positif. Le secrétaire général de l'ONU (. . .) a recommandé que la totalité des parties signe cet accord. J'espère que ça sera le cas", a-t-il dit. Son homologue marocain, qui avait vivement critiqué en début d'année l'attitude de la France sur le dossier malien, a de son côté affirmé s'inscrire "dans une logique d'accompagnement et de facilitation". Le Mali, avec lequel le royaume entretient des rapports étroits, "est un pays important dans le dispositif régional et il est fondamental qu'il puisse trouver sa stabilité", a fait valoir Salaheddine Mezouar.

Le gouvernement malien a assuré lundi que le pays ne céderait pas à la peur après l'attentat sanglant de Bamako, le premier à frapper des Occidentaux dans la capitale (cinq morts, dont un Français et un Belge), et les tirs visant la Mission de l'ONU au Mali (Minusma) qui ont fait trois morts.

Il a par ailleurs pressé les rebelles de signer la paix pour se dissocier des violences.

L'attentat de Bamako a été revendiqué par Al-Mourabitoune, le groupe jihadiste de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, mais aucun groupe n'a assumé la responsabilité de l'attaque à Kidal, bastion de la rébellion dans le nord-est du pays.  Le nord du Mali était tombé au printemps 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, dont les forces de Belmokhtar.

Ils en ont été partiellement chassés par l'opération militaire "Serval", lancée à l'initiative de la France en janvier 2013, à laquelle a succédé en août 2014 l'opération "Barkhane".

(Jeuneafrique.com)

 

Section: 
UKRAINE : La vie sous les bombardements
RANCE : Patrick Bruel mis en examen pour viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel
GOUVERNANCE EN AFRIQUE : L’exemple béninois
SECRETARIAT GENERAL DES NATIONS UNIES Macky Sall décline sa feuille de route pour réformer l'ONU
ONU : Macky Sall n’est pas le seul candidat sans le soutien de son pays
FAYE-MACRON À NAIROBI : La diplomatie du réel
SOMMET FRANCE-AFRIQUE À NAIROBI : Le secteur privé africain interpelle sur la mobilisation des ressources et le financement des économies
SOMMET FRANCE - AFRIQUE : Un virage vers les anglophones
AFRICA FORWARD : L’Afrique se rassemble au Kenya pour partager avec la France
CRISE AU MALI : On a retrouvé Goïta, mais le régime vacille toujours
ESCALADE TERRORISTE AU MALI Dakar fait Bloc derrière Bamako
SECRETARIAT GENERAL DES NATIONS UNIES : Macky Sall décline sa vision
MACKY SALL EN ROUTE POUR L’ONU : Après le grand oral, les choses sérieuses
SEMAINE DE L’AMICALE MAURITANIE-SÉNÉGAL : L’intégration par les peuples
DIASPORA SÉNÉGALAISE AU CANADA EN ALERTE Des retards de passeports qui inquiètent fortement la communauté
GUERRES ET DÉSTABILISATION DU MONDE Sonko accuse Donald Trump
COMPÉTITION SPATIALE INTERNATIONALE DAUST offre la victoire au Sénégal
CANDIDATURE POUR LE SECRETARIAT GENERAL DE L’ONU : Macky Sall avance ses pions
SECRÉTARIAT GÉNÉRAL DES NATIONS UNIES : L'Union africaine met Dakar dos au mur
LOI DE DURCISSEMENT CONTRE L'HOMOSEXUALITE : Le Sénégal au cœur d’un bras de fer diplomatique sans précédent