Publié le 23 Jul 2012 - 21:42
CINÉMA - IN MEMORIAM

Il y a 14 ans nous quittait Mambéty

 

Quatorze ans après sa disparition, le 7ème art africain se souvient encore d'un de ses porte-étendards, Djibril Diop Mambéty. Moins connu que son compatriote Sembène Ousmane, il est cependant l'un des cinéastes africains les plus talentueux de sa génération et a marqué d'une belle empreinte le cinéma africain par ses œuvres à la fois réalistes et critiques.

 

Il était entré dans le monde de la réalisation cinématographique par effraction puisque n'ayant suivi aucune formation théorique ni pratique mais son amour pour le cinéma l'a conduit vers les sommets. Ses premiers pas dans le cinéma, il les a faits en tant que comédien au Théâtre National Daniel Sorano et dans quelques films sénégalais et italiens. C'est après qu'il va suivre des études de théâtre.

 

En 1969, il sort son premier court métrage Contrast City, rapidement suivi par Touki-Bouki qui sera présenté au Festival de Cannes en 1973. Une consécration et une reconnaissance de son talent. Menant une vie de saltimbanque, et ne désirant tourner que "s’il a quelque chose à dire", il attend des années avant de tourner Hyènes (1992), une peinture de la corruption dans la société africaine. Dans ses courts-métrages, Djibril Diop Mambety y abordent des thèmes actuels et y dépeint une société sénégalaise et africaine avec ses tares et ses valeurs: les jeunes et leurs espoirs, les rêves d’ailleurs, les nuisances de l’argent.

 

Sa trilogie qu'il appelle Histoires de petits gens ne verra que la réalisation de deux volets, à savoir Le Franc (1994) et La petite vendeuse de soleil (1999). Le cinéaste y donne une vision plus sombre de l’Afrique, sans toutefois perdre de son humour et de sa lucidité. Il meurt d'un cancer du poumon le 23 juillet 1998 à Paris où il était soigné. Le monde du cinéma garde le souvenir d'un homme à la chaleur toute communicative dont tout le monde s’accorde à saluer le grand humanisme.

 

 

Marie Lucie BOMBOLONG

Section: 
TRANSPOSER L’HOSPITALITÉ SÉNÉGALAISE EN MILIEU PROFESSIONNEL... Sokhna Diaw développe le concept Teranga esprit
FEMMES INVISIBILISEES - RECITS OUBLIES : Le pari de PluriElles
16E EDITION DAK’ART : Enfin la date connue !
DISPARITION D’UNE ICONE : Seni Awa Camara, la sculptrice de la terre s’en est allée
TANIT D’OR JCC 2025 : Liti-Liti, une déclaration d’amour à l’humain
EXPOSITION ‘’TES VUES / MA VIE’’- FOLIE SUR LES RESEAUX SOCIAUX L’artiste Boubacar Diallo invite à l’introspection
COPIE PRIVÉE ET DROITS D’AUTEUR : L’État donne le signal, les artistes attendent les actes
CULTURE : Thiès accueille les trésors retrouvés du champ de bataille de Samba Sadio (1875)
Dalifort Hip Hop
50 ANS DE CARRIÈRE DE SOULEYMANE FAYE : Célébration d’un demi-siècle d’art et de sagesse sur scène
RENTRÉE SCOLAIRE 2025/2026 : L’U2PF mise sur l’égalité des chances
LIVRE – DJEMBERÉ, CELLE QUI CHANGE TOUT : Une résiliente face au chaos institutionnel et social
PROLIFÉRATION DES MÉDIAS ÉTRANGERS : Péril sur la souveraineté
ACCES 2025 : Le musique africaine rencontre le monde à Pretoria
TROISIEME EDITION FESTIVAL JOTAAY JI : Dakar a vibré aux voix du féminisme 
BARRIÈRES À L’AUTONOMISATION DES FEMMES : La plaidoirie de l’AJS
SUNU YEUF : Championne de la diffusion des séries sénégalaises
DECES D'ABDOULAYE DIALLO : Ngor perd son Berger
Oscars 2025
EL HADJI CHEIKHOU SALL DE LEBALMA SUR L’ INCUBATION ET LE FINANCEMENT : ‘’La Fintech est une révolution qui redonne le pouvoir aux populations’’