Publié le 11 Jul 2013 - 15:38
COTE D’IVOIRE

Près d’une centaine de pro-Gbagbo devant la cour d'assises

 

La justice ivoirienne a confirmé mercredi 10 juillet les charges retenues contre 84 proches de l’ex-président Laurent Gbagbo, dont son épouse Simone Gbagbo et son fils Michel Gbagbo, ainsi que le président FPI, Pascal Affi N’guessan. Les prévenus sont accusés de crimes de guerre, crimes de sang, crimes économiques, troubles à l’ordre public, atteinte à la sûreté de l’Etat et entretien de bandes armées. Huit d’entre eux sont accusés de génocide.

Le président ivoirien disait en début de semaine qu’il n’y a pas de prisonniers d’opinion dans son pays, se disait favorable à la liberté provisoire et qu’en définitive le sort des pro-Gbagbo détenus suite à la crise postélectorale se trouvait entre les mains de la justice.

La chambre d’accusation du tribunal d’Abidjan-Plateau vient de ruiner les espoirs de ceux qui s‘attendaient à un geste du pouvoir pour favoriser la réconciliation, en envoyant près d’une centaine de pro-Gbagbo devant les assises, après une audience marathon de confirmation des charges.

Certains, comme le président du FPI (Front populaire ivoirien), Pascal Affi N’Guessan, sont en prison depuis plus de deux ans. Simone Gbagbo est en résidence surveillée. D’autres ont bénéficié de la liberté provisoire, comme Gilbert-Marie Aké N’Gbo, le Premier ministre du gouvernement postélectoral de Laurent Gbagbo.

Tout ce monde sera donc jugé par une cour d’assises. Sauf dispositions particulières, il faudra encore plusieurs mois avant la programmation des procès. Les avocats de ceux qui sont encore en prison peuvent toujours continuer à demander la liberté provisoire pour leurs clients. Mais la veille de leur comparution au futur procès, même les prévenus en liberté provisoire devront se constituer prisonniers. C’est la règle pour les procès en assises. Aucune charge n’a été retenue pour seulement quatre à six partisans de Laurent Gbagbo, dont son médecin.

RFI

 

Section: 
AFRIQUE DE L’OUEST ET DU SAHEL : Comment le terrorisme change de visage
MALI – AVENIR SECURITAIRE DE L’AFRIQUE DE L’OUEST : L’épreuve du feu entre les FAMa et l’hydre djihadiste
VENEZUELA : Le bilan du double séisme dépasse les 4.300 morts (officiel)
EPIDEMIE D’EBOLA – BILAN MEURTRIER, CRISE ALIMENTAIRE ET ISOLEMENT REGIONAL La RDC en apnée
SOUDAN : Des villages entiers rasés au Darfour, à la frontière avec le Tchad, selon l'ONU
VISITE D'EMMANUEL MACRON EN SYRIE : Diplomatie sous haute tension
EBOLA EN RDC : La barre des 500 décès franchie, selon le dernier bilan des autorités congolaises
XÉNOPHOBIE EN AFRIQUE DU SUD : La fuite en avant
MALI : Les FAMas disent avoir repoussé plusieurs assauts simultanés contre des positions militaires
ENFANTS DANS LES CONFLITS : Au total, 38 558 violations graves vérifiées en 2025
ENFANTS DANS LES CONFLITS : Un niveau record de violations enregistré en 2025
COURSE À L’ONU : Macky Sall plaide pour une réforme en profondeur et se positionne en partenaire des États-Unis
UKRAINE : La vie sous les bombardements
RANCE : Patrick Bruel mis en examen pour viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel
GOUVERNANCE EN AFRIQUE : L’exemple béninois
SECRETARIAT GENERAL DES NATIONS UNIES Macky Sall décline sa feuille de route pour réformer l'ONU
ONU : Macky Sall n’est pas le seul candidat sans le soutien de son pays
FAYE-MACRON À NAIROBI : La diplomatie du réel
SOMMET FRANCE-AFRIQUE À NAIROBI : Le secteur privé africain interpelle sur la mobilisation des ressources et le financement des économies
SOMMET FRANCE - AFRIQUE : Un virage vers les anglophones