Publié le 28 Aug 2020 - 19:38
CUMUL CHEF DE PARTI ET CHEF D’ETAT 

Le premier désaccord de la Commission politique  

 

La Commission du dialogue politique a constaté, hier, un désaccord sur la question du cumul des fonctions de chef de parti et de chef de l’Etat. D’autres points évoqués seront toutefois rediscutés aujourd’hui, en plus du statut de l’opposition et de son chef.  

 

La question passe et repasse sur la table de la Commission du dialogue politique sans trouver d’accord. En effet, le point sur le cumul des fonctions de chef de parti et de chef de l’Etat peine à trouver un consensus. De ce fait, hier, les acteurs du dialogue ont tout simplement décidé d’acter un désaccord sur le sujet.

D’après les informations reçues, c’est d’ailleurs le premier désaccord, depuis le début des concertations de la commission politique. Car aucune des entités n’a la même position que l’autre.  Pour certains, désengager un président de la République de ses fonctions de chef de parti, en l’état actuel de notre démocratie, tant au plan national qu’à l’interne, revient à fragiliser l’institution qu’il représente. Cette situation pourrait entrainer des chantages ou pressions qu’il subirait, car ne contrôlant plus aucun organe du parti.  

Outre cette question du cumul, les parties prenantes n’ont pas pu également s’accorder sur celle relative à la suppléance et à la vacance de pouvoir du maire et du président du conseil départemental. A ce propos, les membres de la commission ont posé la problématique du remplacement du maire, en cas de décès, par son adjoint qui n’est pas élu au suffrage universel direct.  ‘’Certains proposent qu’en cas d’empêchement, qu’on organise des élections partielles dans les six mois qui suivent. D’autres estiment qu’à ce rythme-là, on va être dans des élections répétitives et qu’il faudrait qu’on trouve une formule pour le remplacement à l’intérieur du conseil municipal’’, renseigne-t-on.

 Cette question sera remise sur la table aujourd’hui pour une nouvelle concertation.  

Le dernier point abordé est celui relatif aux autorités en charge des élections.  Sur ce point, dit-on, il faut attendre la fin de l’évaluation du processus électoral par les experts indépendants. Ainsi, les manquements pourraient être soulignés et imputés à chaque autorité, afin de proposer des réformes à faire.  

Toutefois, pour nos interlocuteurs, les deux derniers points qui seront rediscutés aujourd’hui peuvent toujours trouver des consensus, à l’image du parrainage. Ainsi, la question très attendue du statut de l’opposition et de son chef sera également au menu des débats.  A ce propos aussi, nos interlocuteurs rappellent que deux options sont avancées : celle parlementaire, avec le PDS, et celle présidentielle que favorise le parti Rewmi.

Seulement, indiquent-ils, le parti de Me Wade est absent de la commission, alors que le pôle de l’opposition est piloté par le vice-président du parti d’Idrissa Seck.  

HABIBATOU TRAORE  

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