Publié le 7 Mar 2013 - 10:05
EN PRIVÉ AVEC SOUKÉ

''Les Bobodiouf, mes projets et ma Sénégalaise''

Humoriste, présentateur et réalisateur, le comédien Souké s’est révélé aux téléspectateurs africains en interprétant un rôle dans ''Les bobodiouf''. Célèbre et très adulé au Burkina Faso, l’artiste parle, dans cet entretien, de son amour pour une jeune Sénégalaise, ses rapports avec les artistes et les problèmes survenus avec le réalisateur de la défunte série. Il parle aussi du projet des anciens comédiens qui ont fait les beaux jours cette série.

 

Vous avez été découvert à travers la série ''Les bobodiouf'' qui n’est plus diffusée. Pourquoi ?

 

Il y a eu cinq saisons avec 20 épisodes pour chacune d’elles. Il y a eu des histoires entre le réalisateur et nous, ce qui a amené tout un chacun à prendre sa route. Sinon, ''Bobodiouf'' devait atteindre les 200 épisodes. Mais vu ce qui s’est passé, on devait s’arrêter.

 

Que s'est-il passé exactement ?

 

C’est juste qu’au fur et à mesure que le film évoluait, les promesses augmentaient. Des promesses que le réalisateur (Patrick Mateley, NDLR) n’a pas tenues. A cela, il vient ajouter le souhait de réduire le groupe. Il a voulu réduire le nombre de comédiens d’abord, puis nos cachets de 30% pour certains, 40 et 50% pour d’autres. Il fallait prendre une décision. On lui a proposé d’aller réfléchir à ce qu’il voulait faire. Finalement, on s’est dit qu’il ne nous a pas bien traités, on s’est fâchés. On a cru qu’il allait nous rappeler, ce qu’il n’a pas fait. Il a appelé d’autres comédiens pour faire ''Bobodiouf 2''. La série a fait long feu.

 

Pourquoi voulait-il réduire vos cachets alors que la série marchait fort ?

 

Je ne sais pas. Je ne peux dire pourquoi. Je sais juste que cela s’est passé comme cela.

 

Êtes-vous disposé à reprendre la série aujourd’hui si le réalisateur revenait à de meilleurs sentiments ?

 

Il y a eu réconciliation après tous ces problèmes mais cela n’a pas marché. On avait voulu recommencer mais cela a encore échoué.

 

Que sont devenus les comédiens de la série ?

 

Nous évoluons dans d’autres domaines, dans un autre registre. On avait commencé une autre série les ''Niaff niaff''. Nous sommes souvent sollicités pour des festivals d’humour dans des pays comme le Cameroun, le Congo, le Sénégal et un peu partout en Afrique. Tous les comédiens de ''bobodiouf'' sont là. Quand quelqu’un nous sollicite, j’appelle les autres. Je suis toujours avec Siriki (son tandem dans ''Bobodiouf''). Mais vous savez, avant de jouer dans cette série, je faisais dans l’humour. J’étais dans l’imitation.

 

Quels sont les projets du groupe ?

 

Là nous sommes en train de réfléchir et de voir comment faire, non pas pour refaire ''bobodiouf'', mais quelque chose du genre. On est en train de voir, rien n’est encore défini. Il est difficile de trouver des partenaires financiers pour poser quelque chose de concret.

 

Vous avez déjà séjourné au Sénégal, qu’est-ce qui vous a le plus marqué ?

 

J'ai été plusieurs fois au Sénégal. J’ai beaucoup aimé mes séjours. J’aime ce pays. Ce qui m’a le plus marqué, c’est la mobilité des Sénégalais. Ils sont très actifs. Au Sénégal, les gens dorment peu, non pas pour faire la fête, mais pour travailler. J’ai aussi remarqué que les Sénégalais n’écoutent et ne s’illustrent pas dans les musiques étrangères. Cela n’est pas bon. Il n’y a qu’au Sénégal qu’on trouve le mbalax et vous en faites une promotion nationale extraordinaire. Le Sénégal doit promouvoir la musique étrangère. Non pas forcément celle burkinabé, mais la musique africaine. A part cela, j’ai vu que c’est une terre d’accueil. On se sent en Afrique au Sénégal avec la tradition côté gastronomie. J’aime bien cet attachement à la culture chez les Sénégalais (…)

 

Connaissez-vous des acteurs et comédiens sénégalais ?

 

Oui j’en connais beaucoup. Il y a Kouthia Jackson qui a même chanté Siriki et Souké. Nous lui avons proposé de faire le clip avec lui. Il y a aussi Kader qui est un grand ami. On s’appelle et on échange beaucoup. Il y a ''Goorgoor'' (Ndlr goorgoorlou) mon vieux père que j’aime bien. Marie Madeleine est ma maman. J’entretiens de bonnes relations avec ces gens-là.

 

Comment appréciez-vous les téléfilms sénégalais ?

 

C’est bien. En humour, j’apprécie beaucoup Kader qui a une spécificité et une spécialité. Tout comme Kouthia Jackson. J’ai regardé beaucoup de téléfilms sénégalais, j’ai beaucoup apprécié sauf que tout est fait en wolof. Il faut penser faire des choses en français. Il y a votre accent que les gens aiment bien, ce que le Sénégalais ne sait pas. Le grand public voudrait voir cela. Le jeu d’acteur dans ces téléfilms est bien. Il suffit de suivre la chaîne sénégalaise pour voir comment la culture sénégalaise a avancé. Le public sénégalais aime bien le spectacle quel que soit le talent de l’artiste. J’adore le public sénégalais. J’avoue avoir fait beaucoup de pays mais le public sénégalais est spécial.

 

Il paraît d'ailleurs que vous avez failli épouser une Sénégalaise ?

 

J’avoue que j’ai eu cette chance. Je garde toujours de bonnes relations avec elle. D’ailleurs, je lui fais un coucou. Je ne vais pas dire son nom ni ce qu’elle fait. Je crois qu’elle n’est pas encore mariée. Comme je suis polygame, je pourrais toujours la marier. Je profite de cet entretien pour lui dire que je l’ai aimée, je l’aime toujours et je l’aimerai avec son sourire et son teint noir bien ciré. J’aime bien quand elle me fait la cuisine. Je n’ai pas su profiter de la chance que j’avais. Je crois que la distance a pesé sur notre relation.

 

 Bigué BOB

 

 

 

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