Publié le 25 Aug 2016 - 15:01
FRANCE

Sarkozy mène la charge contre le burkini

 

L’ancien président du parti Les Républicains et candidat à la primaire de la droite pour la présidentielle de 2017 a mené l’offensive contre le burkini, mercredi 24 août sur TF1. Dans une interview au 20 heures, Nicolas Sarkozy a affirmé que le burkini était « une provocation au service d’un islam politique ».

 

« Si nous n’y mettons pas un terme, le risque c’est que, dans dix ans, les jeunes filles de confession musulmane qui ne porteront pas le voile ou le burkini seront montrées du doigt et seront sous la pression quotidienne de l’entourage », a-t-il mis en garde.

Nicolas Sarkozy enfonce le clou dans une interview au Figaro mercredi : « Porter un burkini est un acte politique, militant, une provocation. Les femmes qui le portent testent la résistance de la République. Ne rien faire, c’est laisser penser que la France apparaît faible et ce serait acter un nouveau recul de la République. »

Le port du burkini suscite la polémique depuis plusieurs semaines. Plus de 30 communes, dont Nice et Cannes, ont pris des arrêtés interdisant de le porter.

Nicolas Sarkozy a également proposé « une loi qui interdise tout signe religieux ostensible non seulement à l’école, mais également à l’université, dans l’administration et aussi dans les entreprises ».

 « Si le Conseil constitutionnel s’y oppose, on peut réformer la Constitution, ou même interroger directement les Français. On a révisé de très nombreuses fois la Constitution depuis 1958, je ne vois pas pourquoi on nous explique aujourd’hui qu’on ne pourrait pas le faire sur des sujets aussi importants qui touchent à nos valeurs. »

Il a réagi à l’intervention du ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, qui met en garde contre la stigmatisation des musulmans : « Donc cela veut dire qu’il n’y a pas de règle. » « L’Etat a démissionné et laisse des maires face à cette réalité », a-t-il commenté.

Il a ensuite égrené les propositions qu’il détaille dans son livre, Tout pour la France. Il propose ainsi de doubler la baisse des charges, de supprimer les charges sur les emplois à domicile, de baisser de 10 % l’impôt sur le revenu, mais aussi de « suspendre le droit au regroupement familial tant que l’Europe ne s’est pas dotée d’un nouveau Schengen ».

(lemonde.fr)

 

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