Publié le 17 Dec 2019 - 09:31

Greenpeace 

 

Greenpeace Afrique n’a pas tardé à réagir, suite à la déclaration du ministre des Pêches et de l'Economie maritime faite le 5 décembre dernier.  Alioune Ndoye a émis, lors de la plénière à l’Assemblée nationale, la possibilité de geler ou de mieux réguler les autorisations des usines de farine et d’huile de poisson. Pour Greenpeace, ‘’il est indispensable de geler tout ce qui touche à l’industrie de la farine et de l’huile de poisson, du fait de son impact négatif sur la sécurité alimentaire des populations, sur l'environnement et sur l'emploi de milliers de femmes.

Ce gel ne devrait avoir pour seule exception que les usines utilisant les déchets issus de la transformation industrielle et artisanale, et dont les capacités seraient ajustées au tonnage des résidus non aptes à la consommation humaine’’. Dans un communiqué parvenu à ‘’EnQuête’’, il note qu’au Sénégal, on ne peut penser avoir une durabilité des activités et de la ressource, si le poisson est dilapidé et transformé en farine et en huile. Cela est destiné à nourrir des animaux et des poissons d’aquaculture dans des pays étrangers au détriment des populations locales.

...Selon le texte, pour une capacité de production de 9 000 tonnes de farine, il faut environ 40 000 tonnes de matière première pour les usines. Ce qui représente plus que le total des captures de poissons débarquées au quai de pêche de Kayar pour toutes les espèces confondues sur une année. En d'autres termes, 150 000 personnes seraient privées de protéine animale indispensable à leur survie pendant un an. Greenpeace Afrique pense que l’aquaculture, qui ne représente que 0,2 % de la production halieutique globale, pourrait être une alternance, à condition qu’elle soit paysanne, extensive et non tributaire de la farine de poisson. La priorité de l’heure, à leur avis, est plutôt la gestion transparente et durable des ressources, pour permettre aux pêcheurs de pouvoir vivre dignement de leur travail. ‘’L’accent devrait être donc mis sur la lutte contre la pêche Illicite non déclarée ou réglementée (Inn) qui inclut la fraude au tonnage des navires au Sénégal".

 

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