Publié le 4 Feb 2020 - 11:21

Guinée

 

‘’Le Roaddh exige qu’une enquête internationale et indépendante soit ouverte sur les violations des Droits de l’homme enregistrées depuis octobre 2019 en Guinée’’.  Voilà l’une des demandes fermes formulées par le Réseau ouest-africain de défense des Droits de l’homme dans un communiqué parvenu à ‘’EnQuête’’.

Laquelle réclamation fait suite aux dissensions politiques relatives au projet de réforme constitutionnelle et des élections législatives du 16 février 2020. En effet, ‘’les manifestations appelées, sur l’ensemble du territoire national, par les partis politiques de l’opposition et la société civile réunis au sein du Front national pour la défense de la constitution (FNDC) depuis octobre 2019, pour protester contre toute stratégie qui permettrait un maintien au pouvoir du président Alpha Condé au-delà de 2020, ont été émaillées de violences et ont entrainé la mort d’au moins 35 personnes, des blessés, des arrestations et des détentions arbitraires. Ainsi que des dégâts matériels considérables, sans qu’aucune mesure concrète ne soit prise par les autorités pour mener des enquêtes sérieuses sur cette situation’’, regrette le Roaddh. 

...Comme cela ne suffisait pas, le président Condé a encore jeté de l’huile sur le feu. ‘’Cette situation a été particulièrement aggravée par l’annonce faite par le président guinéen de l’élaboration d’un projet de nouvelle Constitution en décembre dernier. Faisant suite à cette annonce, le FNDC, y voyant une stratégie qui viserait à contourner le verrou de la limitation du nombre de mandats présidentiels prévue par la Constitution en vigueur en Guinée, empêchant une alternance politique en 2020, a encore appelé à manifester’’, d’après le ROADDH.

‘’C’est dans ce contexte que, suite à la journée de résistance active appelée par le FNDC le 29 janvier 2020, durant des affrontements entre des manifestants et la police à Wanindara 3, que la police guinéenne a pris en otage et utilisé comme bouclier humain une femme’’, dénonce les droits-de-l’hommiste. Ainsi, il ‘’rappelle à l’État guinéen son obligation de protéger les populations sur son territoire, y compris les personnes vulnérables dont les femmes. Ce, conformément aux engagements auxquels il a librement souscrit’’.

 

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