Publié le 4 Aug 2023 - 14:41
LUTTE CONTRE LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Les décideurs invités à prioriser l'adaptation 

 

L'ONG Action solidaire international a organisé hier un atelier d’échanges sur la problématique de l'adaptation aux changements climatiques et son niveau de prise en compte dans les politiques publiques.

 

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet "soutenir le plaidoyer basé sur les besoins en matière d'adaptation en Afrique"(NBAA), l'ONG Action solidaire international (Asi) et la Plateforme Pacja/SN ont organisé hier un atelier d’échanges et de partage sur la problématique de son adaptation et son niveau de prise en compte dans les politiques publiques, en matière de lutte contre les changements climatiques. Cette rencontre a réuni des organisations de la société civile, des représentants du parlement, du Haut conseil économique et social et d'autres institutions.

Le directeur exécutif de l'ONG Action solidarité internationale et président de l'ONG Pacja Sénégal, Mamadou Barry a souligné que l’objectif de la rencontre est de plancher sur l'adaptation dans un contexte international, à travers des instruments internationaux ; depuis l'accord de Paris, voir toutes les évolutions qu'ils pourront noter et de faire cette même analyse dans le contexte national.  Parce-que, dit-il, "l'accord de Paris a fait que tous les pays sont responsables, même si ce sont des responsabilités différenciées. Mais qu'ils disposent d'un document stratégique important appelé CDM. Et à travers ce CDM, les pays doivent dégager leur stratégie, c’est-à-dire indiquer comment ils vont contribuer à la réduction des gaz à effet de serre, soit par l'atténuation, soit par l'adaptation".

Car, ajoute M. Barry, le constat est que l'accent est beaucoup plus mis sur l'atténuation, alors que l'adaptation pour les pays africains reste la plus importante. C'est dans ce sens, dit-il, "que nous avons pensé qu'il est important aujourd'hui de partager et de voir comment on pourrait aller vers un plaidoyer pour demander à ce que les décideurs, que ça soit au niveau national ou international, puissent accorder plus d'attention à la question d'adaptation, pendant que, déjà au niveau local, les communautés choisissent des experts d'adaptation. Il est important pour nous qu'ils soient appuyés et qui parle d'appui parle de financement. Il faut que les financements soient au rendez-vous, au niveau national ainsi qu'international".

Mamadou Barry de poursuivre : "Si nous plaidons pour que les pays puissent respecter leur engagement, c'est-à-dire qu'ils puissent faire parvenir les financements aux pays impactés, de la même manière, nous pouvons également demander à nos autorités, une fois que cet argent soit disponible, qu'il soit aussi orienté vers des actions locales".

Ainsi, selon le président de l'Asi, au même moment où ils font des efforts sur l'atténuation, ils doivent aussi en faire sur l'adaptation.

L'honorable Mamadou Diène Thioune, du réseau des parlementaires de l'environnement, a profité de cette occasion pour attirer l'attention des parlementaires sur l’importance de tous les plaidoyers pour favoriser l'accès aux financements pour l'adaptation qui devraient être une priorité. Parce que, poursuit-il, ‘’l'atténuation finance l'adaptation et aujourd'hui les mécanismes qui permettent de parvenir à des résultats proposés lors de ces ateliers et des conclusions qui seront rapportées à la dimension des preneurs de décision et ces dernières doivent être en faveur d'une application’’.

Selon le député, "si les moyens ne sont pas au rendez-vous, on ne peut pas appliquer et il y a un problème qui tient compte aujourd'hui de la prise en charge de cette application".

La vice coordinatrice de la commission vulnérabilité et adaptation du comité national changement climatique, Aïssatou  Fall Ndoye, a rappelé que les stratégies d'adaptation sont bien prises en compte dans la politique nationale de lutte contre les changements climatiques, à travers la contribution déterminée nationale qui traduit l'engagement du pays par rapport à l'accord de Paris qui demande à lutter contre les changements climatiques par la réduction des émissions des gaz à effet de serre et aussi à prendre en charge des stratégies d'adaptation dans les secteurs les plus vulnérables.

"Pour le financement, il est demandé d'élaborer des plans nationaux d'adaptation qui définissent bien les stratégies d'adaptation issues des consultations avec tous les acteurs. Maintenant, il faut des ressources propres à mettre en avant, le conditionnel et des ressources additionnelles avec les partenaires au développement et aussi avec des mécanismes dédiés pour la finance climatique, à savoir le fonds vert climat, le fonds d'adaptation, entre autres fonds", a-t-elle souligné.

FATIMA ZAHRA DIALLO (STAGIAIRE)

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