Publié le 26 Apr 2021 - 14:17
OCCUPATION ANARCHIQUE DE L’ESPACE

Keur Massar crie son ras-le-bol !

 

Les populations de Keur Massar ne veulent plus du désordre et de l’encombrement des rues et ruelles de leur grande commune. En conférence de presse samedi, le collectif qui a été mis en place par des habitants de la Cité Ainoumady, dénonce l’inertie ou même la complicité de la municipalité.

‘’Au lieu de veiller sur le cadre de vie des populations, fustigent-ils, les autorités municipales passent leur temps à installer des foires annuelles sur les voies publiques. La commune ne dispose plus d'espaces publics. Tout est transformé en marchés ou garages qui pullulent un peu partout dans la commune, causant des embouteillages monstres à longueur de journée…’’.

Selon les habitants, à Keur Massar, ni les devantures des maisons ni même les lieux de culte (églises et mosquées) ou autres édifices publics comme les écoles et hôpitaux ne sont épargnés. Ils interpellent directement les autorités locales : ‘’Nous avons utilisé toutes les voies de recours possibles et imaginables.  Des correspondances ont été adressées aux préfet, sous-préfet et au maire, et une dizaine de plaintes déposées, mais aucune mesure n’a été prise. Nous prenons ainsi à témoins l'opinion publique nationale et internationale, les mouvements citoyens, les ONG, sur la situation qui menace tout le territoire de Keur Massar’’.  

Selon le collectif, cette situation est déjà à l’origine de pas mal de dégâts. En plus de l’encombrement de la cité et des embouteillages, les habitants souffrent de l’insécurité, des difficultés à se déplacer, de s’épanouir… La sécurité des populations, selon leurs dires, est menacée avec les nombreux cas d'agression (suivi de mort d'homme) et de vol dénombrés au cour de ces trois dernières années. Lesquelles menaces sont accrues par l’important trafic de drogue noté dans les différents quartiers.

Face à cette situation, le collectif invite toutes les populations, particulièrement celles de la cité Ainoumady, à faire bloc contre cette occupation illégale de leur cadre de vie.

 

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