Publié le 20 Jan 2024 - 14:46
REVUE ANNUELLE CONJOINTE 2023

Une hausse de valeur ajoutée dans le secteur agricole et de l'élevage

 

Le rapport de la Revue annuelle conjointe 2023 du ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération a révélé que  la valeur ajoutée du secteur agricole est passée de 1 204,9 milliards en 2021 à 1 443 milliards F CFA en 2022, soit une croissance de 19,8 %. Il informe aussi que la valeur ajoutée du sous-secteur de l’élevage a connu une hausse de 5 %, passant de 477,7 milliards en 2021 à 501,7 milliards F CFA en 2022.

 

À l'occasion de l'atelier de validation technique de la Revue annuelle conjointe 2023, le rapport Rac23 a renseigné que la valeur ajoutée du secteur agricole est passée de 1 204,9 milliards en 2021 à 1 443 milliards F CFA en 2022, soit une croissance de 19,8 %.  Il a également indiqué que la valeur ajoutée du sous-secteur de l’élevage a connu une hausse de 5 %, passant de 477,7 milliards en 2021 à 501,7 milliards F CFA en 2022.

Comparée à 2021, informe-t-on, la valeur ajoutée connaît une baisse de 3 % liée à la diminution de la production d'arachide et de celle des produits horticoles. Au cours de la campagne agricole 2022-2023, dit-on dans le rapport, la quantité de semences d'arachide mise en place dans le cadre de la subvention est de 81 425,52 t, dont 51 699,03 t de semences certifiées et 29 726,497 t de semences écrémées.

Pour les céréales, poursuit-on dans le document, 12 170 t de semences de riz et 4 211 t de semences de maïs ont été distribuées en 2022.

De même, ajoute-t-on, 129 066,25 t d'engrais minéraux, 1 740 t d'engrais organiques solides et 100 650 l d'engrais organiques liquides ont été distribués aux producteurs en 2022.

Selon le document, la production céréalière est passée de 2 838 742 t en 2018 à 3 663 690 t en 2022, soit une augmentation de 824 948 t en valeur absolue et 29,1 % en valeur relative.

 En effet, explique-t-on, ce résultat est obtenu grâce à la création et à l'amélioration de variétés de semences plus adaptées aux changements climatiques et aux interventions multisectorielles du gouvernement, entraînant ainsi une augmentation des superficies et des rendements de l'ensemble des céréales. Comparée à 2021, note-t-on, la production a enregistré une augmentation de 6,2 % et le taux de réalisation de l'objectif s'est établi à 87 %, imputable à la baisse de la quantité de riz irrigué.

 Concernant le sous-secteur de l’élevage, le document a révélé que la production nationale de viande et d'abats est passée de 297 521 t en 2021 à 320 619 t en 2022, soit une augmentation de 23 098 t.

‘’La production nationale de lait a également enregistré une hausse de 38 millions de litres ; entre 2018 et 2022, pour se situer 287,9 millions de litres en 2022. Par rapport à 2021, la production nationale de lait a connu une hausse de 7,3 millions de litres pour se situer à 90,8 % de l'objectif fixé. Ces importants résultats sont imputables, entre autres, au développement des cultures fourragères à grande échelle et à l'augmentation des élevages de race pure exotique",  informe le rapport.

Cependant, souligne-t-on, malgré les résultats enregistrés dans le sous-secteur, les productions nationales de lait et de viande peinent toujours à satisfaire la demande intérieure.

 Par la même occasion, le rapport a souligné que le secteur de la pêche continue de subir les effets néfastes liés aux changements climatiques, entraînant une raréfaction progressive des espèces. Ainsi, dit-on, la valeur ajoutée du sous-secteur est passée de 127,8 milliards F CFA en 2021 à 121,5 milliards F CFA en 2022, suite à une baisse des débarquements aussi bien de la pêche artisanale qu'industrielle.

En effet, explique le rapport, les débarquements de la pêche artisanale sont passés de 348 378,1 t en 2021 à 307 090,3 t en 2022. Dans la même veine, le rapport a informé que la valeur ajoutée des activités extractives a enregistré une contraction annuelle de 4,9 %, passant de 353,1 milliards F CFA en 2021 à 335,8 milliards F CFA en 2022. Ce résultat s'explique par la baisse de la teneur en or au niveau des sites.

 De même, la production de phosphates est passée de 2 532 784,8 t en 2021 à 2 492 687 t en 2022, soit une baisse de 1,6 % consécutive à la diminution de la production de Sephos de 52 761,8 t et celle de la Société minière de la vallée du fleuve (Somiva) de 7 000 t.

Quant aux importations de biens, le rapport a souligné qu'une croissance annuelle de 40,4 % est notée en 2022, avec un montant de 7 549,3 milliards F CFA après 5 378,5 milliards en 2021. Cette augmentation,  soutient-on, reflète la cherté des achats à l'extérieur de produits pétroliers, de biens intermédiaires, de biens d'équipement et de produits alimentaires.

Il a aussi été noté que le taux global de chômage de la population active âgée de 15 ans et plus est ressorti à 21,9 % en 2022 contre 24,1 % en 2021, avec un taux plus important en milieu rural.

FATIMA ZAHRA DIALLO

Section: 
Balance commerciale au mois de juillet
YAKAAR-TERANGA / RETRAIT DE KOSMOS ENERGY : L’Ofnac appelé à enquêter sur les 55 millions de dollars évoqués par le PM
PRIX DU PAIN : Les boulangers réclament la baguette à 210 F
FONDATION SÉNÉGAL SOLIDAIRE : Les 500 millions qui font débat
RESTRUCTURATION DETTE SÉNÉGALAISE : Les cadres de la majorité présidentielle répondent aux 191 universitaires
INCLUSION DES PERSONNES HANDICAPEES : La GIZ et l'APJAS renforcent les capacités des acteurs locaux à Thiès
RESTRUCTURATION DE LA DETTE : Pastef réclame la vérité et prévient sur la facture
LE CNP AU PALAIS DE LA RÉPUBLIQUE : Le patronat met ses priorités sur la table
Le CIS salue l’aboutissement des négociations avec le FMI
DETTES CACHÉES : La face visible de l'iceberg
SÉNÉGAL – FMI : Un accord, mille questions
Entrepreneuriat féminin
NON-SATISFACTION DE LEURS REVENDICATIONS “LÉGITIMES” : Le Sames va paralyser le système les 8 et 9 septembre prochain
Le gel des importations d’oignons levé
LANCEMENT DE JIGIYASO : Une plateforme pour mieux accompagner les enfants à besoins spécifiques
MOODY’S CAA2 : Le coût économique de la dégradation
RAPPORT UMOA 2025 - AVEC UN RÉSULTAT NET DE 1 252,1 MILLIARDS : Le secteur bancaire est resté rentable
JOJ DAKAR 2026 : Les travaux du terrain du Terminus 54 à l’arrêt
MANSOUR SOW, DG DE CACO, INGÉNIEUR EN GÉNIE CIVIL “Depuis deux ans, nous n’exécutons aucun marché de la CDC, qui fournissait, avec l’AGEROUTE, 91 % de notre chiffre d’affaires”
COP17 EN MONGOLIE : Les engagements du ministre Dr Aliou G. Diouf