Publié le 30 Aug 2019 - 01:24
TICAD 7

Le Sénégal plaide pour plus d’investissements que ‘’d’aide’’

 

Le ministre de l'Économie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, souhaite que les entreprises japonaises investissent plus, au lieu que leurs établissements publics accordent une aide au développement. Il l’a dit hier, lors de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (Ticad 7).

 

Les dirigeants africains veulent changer de paradigme, dans le cadre de leur coopération avec les puissances économiques étrangères. De l’aide au développement qu’ils ont l’habitude de recevoir de leur part, ils veulent passer aux affaires avec des investissements, des transferts de technologie, etc. Bref, ils souhaitent un vrai partenariat gagnant-gagnant.

‘’Il est grand temps que le financement privé prenne la relève du secteur public. Nous voulons favoriser le partenariat public-privé’’, a indiqué, hier, le ministre sénégalais de l'Économie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, cité par l’Agence France presse (Afp). Il s’exprimait devant des investisseurs japonais, à l'occasion de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (Ticad 7) qui se tient au Japon du 28 au 30 août.

‘’Nous sommes ouverts à tous les pays et nous croyons aux transferts de technologie. Le Japon peut nous aider à former nos jeunes, nous apporter des techniques. On peut travailler ensemble, au moment où la Ticad est de plus en plus tournée vers le secteur privé. C'est très bien, ça tombe au bon moment’’, a renchéri M. Hott.

Les ministres africains, notamment celui du Sénégal et du Bénin, en visite au Japon dans le cadre de la conférence Ticad 7, estiment que leurs pays doivent être vus comme un ‘’espace privilégié’’ d'investissement en Afrique. ‘’Le Bénin comme le Sénégal sont des portes d'entrée vers l'ensemble de l'Afrique’’, explique le ministre de l’Economie du Bénin, Romuald Wadagni. Pour qui, après des réformes concernant le travail (afin de réduire les périodes de grève) et rendre l'énergie disponible, ‘’les conditions sont créées’’ pour faire venir des industries de transformation.

‘’Le Bénin est stable et sûr. Nous sommes disposés à faire des affaires et décidons rapidement. Il y a de nombreuses opportunités’’, lance le ministre béninois. Même son de cloche pour Amadou Hott.

Transformer les productions sur place

Les deux pays disent avoir un même objectif : transformer leur production sur place. Ce qu'ils ont commencé à faire, mais veulent accentuer, si possible avec l'aide d'industriels et d’investisseurs étrangers. Le Sénégal veut, entre autres, transformer son arachide sur place, au lieu de l'exporter brut.

Il convient de rappeler que le Japon est un partenaire privilégié pour le Sénégal. La coopération entre les deux pays porte sur plusieurs secteurs, notamment la transformation structurelle de l’économie et la croissance, le capital humain et la protection sociale. Les domaines prioritaires contenus dans le Plan d’opération du Japon au Sénégal, pour la période 2015-2019, sont au nombre de cinq. Il s’agit du Programme de renforcement du fonctionnement urbain de Dakar, celui d’appui à l’amélioration de l’économie rurale, le Programme de promotion de la pêche durable. Mais également le Programme d’appui à la couverture santé universelle et celui pour l’amélioration de l’éducation.

‘’Notre objectif est que deux tiers de ce que nous produisons soient transformés sur place’’, souligne de son côté M. Wadagni du Bénin.  Le Bénin a déjà conclu des projets avec le monde des affaires japonais, en particulier avec la maison de commerce Marubeni et la Banque japonaise de développement international (Jbic), pour la création d'une usine de transformation de coton. ‘’On n'aurait pas pu le faire, il y a un an, car nous n'avions pas encore mené les réformes nécessaires. Mais, désormais, les conditions sont créées’’, précise le ministre Wadagni.

MARIAMA DIEME

Section: 
RESTRUCTURATION DE LA DETTE : Pastef réclame la vérité et prévient sur la facture
LE CNP AU PALAIS DE LA RÉPUBLIQUE : Le patronat met ses priorités sur la table
Le CIS salue l’aboutissement des négociations avec le FMI
DETTES CACHÉES : La face visible de l'iceberg
SÉNÉGAL – FMI : Un accord, mille questions
Entrepreneuriat féminin
NON-SATISFACTION DE LEURS REVENDICATIONS “LÉGITIMES” : Le Sames va paralyser le système les 8 et 9 septembre prochain
Le gel des importations d’oignons levé
LANCEMENT DE JIGIYASO : Une plateforme pour mieux accompagner les enfants à besoins spécifiques
MOODY’S CAA2 : Le coût économique de la dégradation
RAPPORT UMOA 2025 - AVEC UN RÉSULTAT NET DE 1 252,1 MILLIARDS : Le secteur bancaire est resté rentable
JOJ DAKAR 2026 : Les travaux du terrain du Terminus 54 à l’arrêt
MANSOUR SOW, DG DE CACO, INGÉNIEUR EN GÉNIE CIVIL “Depuis deux ans, nous n’exécutons aucun marché de la CDC, qui fournissait, avec l’AGEROUTE, 91 % de notre chiffre d’affaires”
COP17 EN MONGOLIE : Les engagements du ministre Dr Aliou G. Diouf
SÉNÉGAL 2050 - ÉTAT – SECTEUR PRIVÉ : Une alliance scellée autour de 1 195 Milliards FCFA d'investissements
ÉVOLUTION DES PRIX DU COMMERCE EXTÉRIEUR EN JUIN 2026 Entre augmentation des produits importés et stabilité de ceux exportés
SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE : Agriterra veut changer d’échelle avec les coopératives agricoles
DOCTRINE DE PILOTAGE DE “SENEGAL 2050” : Le Ministère de la Fonction Publique veut s’aligner
COOPÉRATION TRANSFRONTALIÈRE EN MATIÈRE D'EAU : Le plaidoyer du ministre Cheikh T. Dieye
Indicateurs économiques de L’ANSD