Publié le 10 Mar 2014 - 04:18
BURUNDI

 le nouveau premier vice président contesté

Getty Images/Frederic Nebinger

 

Le Parlement burundais a élu le 13 février un nouveau premier vice-président, après le limogeage du précédent, issu de l'Uprona le principal parti tutsi, au début du mois. Prosper Bazombanza est bien issu des rangs de l'Uprona, mais il ne fait pas l'unanimité au sein du parti qui avait proposé une liste d'autres candidats. Cette élection risque donc d’aggraver la crise entre le parti au pouvoir le Cndd-FDD et son principal allié, l’Uprona.

 

L’heure semblait à l’apaisement entre le pouvoir du président Pierre Nkurunziza et le principal parti tutsi du Burundi, mais l’accalmie a été de très courte durée. Malgré l’opposition du parti Uprona, l’Assemblée nationale puis le Sénat ont approuvé à une très large majorité hier le nouveau premier vice-président que s’est choisi Pierre Nkurunziza. Il s’agit de Prosper Banzombanza, issu du parti Uprona comme le prévoit la Constitution du Burundi.

Mais ce qui a mis de l’huile sur le feu cette fois, c’est que cet ancien gouverneur de province de 54 ans est considéré comme un « vendu » dans son parti. Le porte-parole de l’Uprona, Bonaventure Gasutwa déclare :

« C’est un coup de force du parti Cndd-FDD à l’intérieur du parti Uprona parce que c’est lui qui l’a choisi. Nous considérons que c’est une violation flagrante de la Constitution, c’est un acte très dangereux pour la paix dans notre pays ».

A la présidence du Burundi, on se réjouit plutôt d’avoir résolu une crise institutionnelle qui commençait à inquiéter. Willy Nyamitwe, le porte-parole du chef de l’Etat : « Le Premier vice-président contresigne les décrets présidentiels, sans premier vice-président c’était même impossible de compléter l’équipe gouvernementale, alors il y avait urgence.Et la polémique ? Vous savez en politique, c’est toujours comme ça ».

Mais pour combien de temps ? L’Uprona jure qu’il va organiser la résistance, le pouvoir burundais est prêt à tout faire pour imposer ses choix, « c’est la logique de l’affrontement qui prévaut au Burundi », s’inquiètent de nombreux diplomates.

(RFI)

 

Section: 
SECRÉTARIAT GÉNÉRAL ONU : Comment la campagne de Macky Sall espère rebondir
RÉGIME MILITAIRE ET DÉMOCRATIE : Sale temps pour les libertés en Guinée
Boubacar Seye sur Ceuta
SUCCESSION D'ANTÓNIO GUTERRES À LA TÊTE DE L'ONU : Rebeca Grynspan prend les devants, Macky Sall rate son entrée
SECRÉTARIAT GÉNÉRAL DES NATIONS UNIES : Les choses sérieuses démarrent
SUCCESSION AU SOMMET DE L’ONU L’Ouganda lance Olara Otunnu et défie Macky Sall
SUCCESSION D’ANTÓNIO GUTERRES : Macky Sall veut remettre l’ONU au centre du jeu
THOMAS PESQUET À DAKAR : L'envol de la filière spatiale !
LE SÉNÉGAL À LA TÊTE DE LA CEDEAO : Un succès diplomatique sur fond de crise régionale
MALI : Au Mali, au moins 50 militaires tués dans une attaque d’indépendantistes et de djihadistes
AFRIQUE DE L’OUEST ET DU SAHEL : Comment le terrorisme change de visage
MALI – AVENIR SECURITAIRE DE L’AFRIQUE DE L’OUEST : L’épreuve du feu entre les FAMa et l’hydre djihadiste
VENEZUELA : Le bilan du double séisme dépasse les 4.300 morts (officiel)
EPIDEMIE D’EBOLA – BILAN MEURTRIER, CRISE ALIMENTAIRE ET ISOLEMENT REGIONAL La RDC en apnée
SOUDAN : Des villages entiers rasés au Darfour, à la frontière avec le Tchad, selon l'ONU
VISITE D'EMMANUEL MACRON EN SYRIE : Diplomatie sous haute tension
EBOLA EN RDC : La barre des 500 décès franchie, selon le dernier bilan des autorités congolaises
XÉNOPHOBIE EN AFRIQUE DU SUD : La fuite en avant
MALI : Les FAMas disent avoir repoussé plusieurs assauts simultanés contre des positions militaires
ENFANTS DANS LES CONFLITS : Au total, 38 558 violations graves vérifiées en 2025