Publié le 15 Mar 2018 - 01:36
GRÈVES REPETITIVES DES ENSEIGNANTS

Les élèves de Thiès exigent la reprise des enseignements

 

Des milliers d’élèves des lycées et collèges d’enseignement moyen (Cem) de la ville de Thiès ont arpenté, hier, les rues de la cité du Rail, pour réclamer la reprise ‘’immédiate’’ des enseignements-apprentissages.

 

Chacun a l’obligation de prendre son propre destin en main. En tout cas, les élèves des établissements publics de Thiès ont compris cette assertion. Hier, aux premières heures de la matinée, ils ont envahi les artères de la ville, pour interpeller l’État sur les grèves récurrentes de leurs enseignants et réclamer la reprise ‘’immédiate’’ des enseignements-apprentissages. Avec détermination et pour des solutions pérennes à leur principale revendication, les potaches ont marché, de façon pacifique, jusqu’à l’inspection d’académie. Sur place, ils ont été accueillis par un dispositif sécuritaire composé de la police anti-émeute.

Après des conciliabules, le commandant du corps urbain du commissariat central de Thiès a convaincu les protestataires de vider les lieux. Une invite respectée à la lettre par les élèves qui n’ont qu’une seule préoccupation : la reprise ‘’immédiate’’ des cours. D’après leur porte-parole du jour, il appartient au gouvernement de matérialiser, ‘’au plus vite’’, tous les accords signés avec les syndicats d’enseignants, afin de leur permettre de retourner dans les classes. ‘’Nous savons pertinemment que nous sommes interdépendants. Si les enseignants n’obtiennent pas gain de cause, nous ne pourrons pas travailler dans de bonnes conditions. Nous ne réclamons pas une année normale. Car c’est déjà trop tard. Par contre, une année peu normale qui nous permettrait d’amasser des connaissances pour mieux affronter les épreuves du Baccalauréat’’.

Dépité, Mouhamadou Kane poursuit : ‘’C’est mal parti. Donc, nous voulons la reprise immédiate des cours.’’ L’élève en classe de Tle 2B au lycée El Hadj Malick Sy de Thiès de laisser poindre l’inquiétude qui a fini par les gagner. ‘’Si les élèves de terminale viennent tout juste de finir leur deuxième leçon en histoire, cela veut dire que rien ne va. Ça pose problème. L’État doit soutenir davantage les établissements publics du pays. On peut comprendre leur motivation. C’est parce que, pour la plupart, leurs enfants ne sont pas dans les écoles publiques. Ils sont loin de ces difficultés’’, se désole le candidat au Baccalauréat.

A noter que les élèves des établissements publics de Thiès ont marché le 8 février dernier aux côtés des six syndicats d’enseignants les plus représentatifs, pour exiger de l’État la matérialisation de ces fameux accords signés le 17 février 2014 qui, une fois appliqués, doivent permettre aux élèves de reprendre le chemin de l’école et de travailler dans la plus grande quiétude.

GAUSTIN DIATTA (THIÈS)

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