Publié le 19 Mar 2018 - 21:32
REJET PAR LA JUSTICE FRANÇAISE DE LA SAISIE DE SES BIENS

Karim Wade crie victoire et défie Macky Sall

 

Selon le fils de l’ancien président de la République, Karim Wade, le rejet, par la justice française, de la demande de confiscation de ses biens, introduite par l’Etat du Sénégal, n’est plus ni moins un cinglant revers à Macky Sall.

 

Karim Wade crie victoire déjà. Selon le fils de l’ancien président de la République, exilé à Doha depuis sa libération de prison en 2015, la justice lui est encore une fois de plus rendue par des juridictions étrangères ‘’indépendantes’’, ‘’impartiales’’, composées de magistrats ‘’non soumis’’ aux ordres de Macky Sall et de son clan. Pour le candidat déclaré du Parti démocratique sénégalais à l’élection présidentielle de 2019, la décision rendue le 14 mars dernier par la Cour d'appel de Paris, confirmant un jugement déjà rendu par le Tribunal de grande instance de Paris, a infligé un cinglant revers à Macky Sall, en rejetant la demande de confiscation présentée au nom de l’Etat du Sénégal. A cet égard, Karim Wade estime que le moment est venu pour Macky Sall de se rendre à l’évidence, en regardant la réalité en face.

‘’Des juges à son service exclusif, en violation de leurs devoirs, ont pu lui faire croire qu’il pouvait choisir ses adversaires en m’éliminant avec leur aide, de toute compétition politique et perpétuer ainsi le pouvoir de son clan, de ses amis et de sa famille. Partout où ma cause a été entendue équitablement par un tribunal impartial, devant la Cour de justice de la Cedeao, le Conseil des Droits de l’homme des Nations Unies, le Pôle financier de Paris suite à la plainte de l’Etat du Sénégal en France et, maintenant devant la Cour d’appel de Paris, le droit et la vérité lui ont été opposés, anéantissant ainsi ses rêves de se débarrasser de l’adversaire politique que je suis’’, fulmine le fils de l’ancien président de la République dans une déclaration rendue publique hier.

Dans la note, Karim Wade relève que, depuis 2012, le chef de l’Etat aura dilapidé, en vain, des dizaines de milliards pour mener une prétendue traque des biens mal acquis dont l’objectif inavoué est aujourd’hui connu de tous. Selon lui, la cause est désormais entendue. ‘’Des juridictions indépendantes m’ont disculpé et la Banque mondiale sollicitée par l’Etat du Sénégal en avait fait de même, dès le début de la procédure initiée contre moi, dans un rapport honteusement et frauduleusement soustrait du dossier de la procédure devant la Crei’’, dénonce l’ancien ministre de la Coopération internationale, soulignant ainsi que ‘’le moment est également venu pour Macky Sall de se résoudre à l’affronter dans une compétition loyale et transparente’’.

‘’Je suis plus que jamais déterminé à lui faire face, lors de la prochaine élection présidentielle et à le battre au soir du 24 février 2019’’, défie-t-il.

Dans un élan de campagne électorale, le fils de l’ancien président de la République fait aux populations sénégalaises la promesse ferme que si elles lui accordent la majorité de leurs suffrages au soir du 24 février 2019, il se mettra immédiatement au travail avec elles, pour, dit-il, abréger les souffrances de son peuple et mettre un terme au règne de l’injustice en lui ouvrant de nouvelles perspectives que lui assignent son audace et son mérite.

A cet effet, il invite l’ensemble de ses compatriotes à faire preuve de patience et d’endurance pour regarder l’avenir avec sérénité et vaincre la fatalité, en engageant avec courage et détermination le combat pour un Sénégal réellement indépendant, prenant son destin en main, dans une Afrique unie et prospère.

ASSANE MBAYE

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