Publié le 16 Jul 2012 - 22:30
CULTURE -1ère ÉDITION DU FANAL DE DAKAR

 La capitale a renoué avec ses traditions

 

La 1ère édition du Fanal de Dakar, ressuscité, avait investi, ce week-end, Niarry Tally et le campus de l’université Cheikh Anta Diop (UCAD) lors d'une procession d’hommes, de femmes et d'enfants hauts en couleur, suivie d’un concert de percussions qui s’est prolongé tard dans la nuit.

 

 

Pari tenu. Dakar a renoué, à l'instar de Saint-Louis, avec le carnaval et et musique traditionnels, appelé Fanal. Samedi, le carnaval est allée de Niarry Tally à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) où s'est tenu un concert de percussions. La procession bariolée était composée de l’Alliance culturelle africaine mais aussi d’enfants habillés par la styliste Oumou Sy, de Cap-Verdiens de la compagnie San Jon et, entre autres, de la fanfare des anciens militaires et policiers de Dakar sous la baguette du major Momodou Guèye.

 

Quittant le quartier de Niarry Tally aux alentours de 16h, cette joyeuse file a rallié l’université vers 19h, le tout dans la joie et la bonne humeur. Masques en papier mâché, cracheurs de feu, costumes chatoyants, chorégraphies olé-olé des danseurs de la San Jon… le carnaval offrait un beau tableau aux curieux, dont nombre ont interrompu leurs activités pour admirer la procession.

 

Évidemment, les organisateurs du défilé n’ont pas ménagé leurs efforts pour arriver à un résultat aussi éclatant. Oumou Sy, en particulier, parle de l’énorme travail qui se cache derrière tant de beautés. ''C’est 110 costumes en tout qu’on a eu à confectionner, une moitié dédiée au filles et l’autre aux garçon. Je pense que les expériences comme le Fanal sont non seulement à pérenniser mais à populariser et, en cela, je remercie et encourage la ville de Dakar, parce qu’elles apprennent aux enfants à connaître, via les costumes, leurs culture et tradition'', a soutenu la modéliste.

 

D'après le directeur de la Culture et du Tourisme à la mairie de Dakar, Oumar Ndao, ''le Fanal, à l’instar du Ribidion (déformation de réveillon, Ndlr) au mois de décembre, est une célébration traditionnelle centrée autour de la rencontre des communautés locales dites 'invisibles' avec la grande population de Dakar. C’est aussi, avant tout, une fête dédiée aux enfants qui, grâce aux masques, se voient replongés dans leur folklore et peuvent, ainsi, renouer et revendiquer avec les identités fortes qui y sont enfouis'', a expliqué M. Ndao.

 

''Le Fanal est une façon pour nous de motiver une certaines économie de la culture et de permettre à ceux qui ont fait de l’art leur vie et métier d’avoir des revenus pour perpétuer ce style de vie et ainsi sauvegarder nos traditions'', a ajouté Oumar Ndao en insistant sur la portée sociale de l’événement.

 

La soirée s’est achevée en beauté sur un concert en plein air avec, en plus de formations locales, dont la compagnie du tambour major Doudou Ndiaye Rose et le Sing Sing Rythme, des formations étrangères telles que les Tambours du Burundi, le Benso de Kayes. Le Fanal ou festival des traditions prend fin mardi par un soirée ''Sons et lumières'' dite Fespenc au Grand Théâtre.

 

 

Sophiane Bengeloun

 

Section: 
LIMITATION DES MANDATS - ORGANE CONSULTATIF : La Sodav réforme sa gouvernance
BILAN SODAV 2025 : 677 millions FCFA collectés
PUBLICATION “MOSAÏQUE D’HUMANITÉ” Le regard lumineux d’une psychiatre sur le monde
CULTURE DES OGM AU SÉNÉGAL : L’absence de décret d’application freine toute régulation
TER FASHION WEEK : La mode prend le train de l’élégance à Dakar
THÉÂTRE JEUNE PUBLIC : Les acteurs plaident pour une meilleure reconnaissance
QUAND L’ART DEVIENT UN DROIT : Dakar ouvre le grand débat sur le théâtre jeune public
ALPHA THIAM À KEER BIRAGO : Les écrivains plaident, le ministre promet d’agir
BATTLE NATIONAL 2026 : Thiès au sommet du breaking sénégalais
PASSATION SERVICE MINISTÈRE CULTURE, ARTISANAT ET TOURISME : Alpha Thiam et Mame Coumba Diop face aux urgences d’un secteur
PALABRE LITTÉRAIRE : La Teranga au cœur des mots et du vivre-ensemble
ATTAAYA BD 2026 : Quand la bande dessinée dessine l’avenir culturel du Sénégal
FESTIVAL “NGUENTE LI” : Les femmes percussionnistes à l’honneur
LANCEMENT OFFICIEL DES PHASES 4 ET 5 A DIAXAO-THIALY : Le maire Babacar Diop accélère la modernisation de Thiès
CULTURE, ARTISANAT ET TOURISME : Alpha Thiam face au défi de la relance
KËR NAFY : Kalista Sy ouvre une nouvelle ère des séries sénégalaises
“INDEPENDANCE TEY” Le cinéma comme mémoire vive d’un Sénégal en lutte
Tourisme
SAINT-LOUIS : 34e ÉDITION DU FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ : Une édition pour renforcer les liens culturels et artistiques entre les pays africains
Festival international littérature