Publié le 5 Nov 2022 - 14:12
ÉDUCATION A KOLDA

Les chefs d’établissement fustigent la répartition des enseignants

 

Le collectif des chefs d’établissements de la région de Kolda déplore une pléthore d’enseignants dans les écoles de la ville, au détriment de celles des villages. Les membres dudit collectif exigent des autorités centrales et académiques le redéploiement des enseignants dans les écoles du monde rural, afin d’éviter le manque criard d’enseignants noté ça et là.

 

Les membres du collectif des chefs d’établissements de la région de Kolda ne partagent pas l’avis général sur le manque d’enseignants, dans la région. Selon Bara Tall, président dudit collectif, il manque juste une gestion rationnelle du personnel éducatif. ‘’Les enseignants, il en manque sur le papier, mais, en réalité, il n’en manque pas au niveau de Kolda. Certains enseignants sous utilisés, surtout dans les CEM. Nos collègues qui sont dans les villages nous appellent pour nous parler d’un déficit de professeurs, alors que, dans un collègue de la commune de Kolda, il y a une pléthore de professeurs qui n’ont que huit (8) heures de cours », dénonce-t-il.

Le patron du collectif des chefs d’établissements de la région invite ainsi l’Etat à prendre ses responsabilités, ‘’pour affecter les enseignants là où on a besoin d’eux. Parce qu’on n’a pas besoin de dire c’est le cas de tel, on doit le laisser dans la ville. Non, on doit les utiliser de façon rationnelle, afin de permettre à tous les enfants de la région de Kolda, au même titre ceux qui sont dans la ville, d’avoir suffisamment d’enseignants et d’avoir un enseignement de qualité ».

Ce qui explique, selon Bara Tall, la situation problématique dans les écoles du monde rural où il y a une pléthore d’élève pour très peu d’enseignants. « Faites un tour dans les établissements du monde rural, vous verrez que les élèves sont assis à trois (3) voire quatre (4) sur un table-banc. Et dans ces conditions, on ne peut avoir un enseignement de qualité, parce que, les élèves vont tricher », indique-t-il.

Bara Tall de poursuivre : « Pour faire une évaluation, les enseignants du monde rural son est obligés de diviser les élèves en groupe, pour faire en sorte que les élèves puissent s’asseoir à deux par table-banc et faire des devoirs. Ce qui leur fait perdre un mois, dans l’année, pour faire des évaluations ».   

Ainsi, même si, les membres du collectif des chefs d’établissements de la région reconnaissent que l’Etat a fait des progrès considérables, dans le sens de l’élargissement de l’accès à l’éducation pour tous, il reste qu’une bonne répartition des enseignants reste un défi à relever.

NFALY MANSALY

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