Publié le 3 Oct 2022 - 21:05
ÉVÉNEMENTS POPULAIRES ET COVID-19

Les scouts du Sénégal portent la sensibilisation pour épuiser le stock de vaccins en souffrance

Malgré certaines croyances sur la fin de la pandémie de Covid-19, les scouts du Sénégal sont convaincus que vivre avec le virus serait plus supportable avec le vaccin contre la maladie. C’est pour cette raison qu’ils comptent profiter des événements populaires qui arrivent, pour sensibiliser la population à aller se faire vacciner.

 

La pandémie de Covid-19 a perdu certes du terrain, mais le virus est toujours parmi les Sénégalais. Conscients de cette situation et compte tenu des millions de vaccins qui sont en souffrance dans les structures sanitaires, les scouts du Sénégal lancent une campagne de sensibilisation pour mieux convaincre les Sénégalais à aller se faire vacciner, afin d’en finir complètement avec cette maladie. Ils ont organisé une séance de formation de leurs membres à Mbour, pour que ces derniers soient les vecteurs de la bonne information en faveur de la vaccination contre la Covid-19.

Cette campagne est la deuxième du genre et compte profiter de l’ouverture des classes et du Gamou de Tivaouane qui se profilent à l’horizon. ‘’Nous voulons profiter du Gamou qui arrive pour pouvoir sensibiliser davantage et utiliser, avec le concours du SNEIPS, des postes de santé pour que les gens aillent se faire vacciner avant le Gamou. Parce que ce n'est pas normal que ces vaccins qui dorment au niveau des postes là, nous les laissions là-bas. Comme nous avons beaucoup d'activités, il y a eu le Magal qui est passé, peut-être que maintenant, beaucoup de personnes n'ont pas pu aller se faire vacciner, mais nous comptons sur la population sénégalaise pour qu'ils aillent se faire vacciner avant le Gamou et qu'on ait un pourcentage de vaccinés beaucoup plus élevé’’, a renseigné le commissaire régional de Dakar chargé de la formation et du suivi des adultes.

Gontran Prudence Dossougouin explique que l’objectif est d’atteindre au moins cinq cent mille personnes pour que le stock de vaccins soit utilisé. ‘’Nous voulons, à la fin de cette sensibilisation qui va se terminer le 15 novembre, vacciner au moins mille personnes. Nous voulons déjà avoir des porteurs de voix, des influenceurs, des personnes conscientes que les vaccins sont l'un des meilleurs moyens pour lutter contre cette maladie et nous voulons que leurs voix puissent toucher mille personnes au moins, pour que ces mille personnes aillent se faire vacciner. Que ces mille personnes soient des ambassadeurs. Que chacune d'elles amène une autre personne. Comme ça, on aura deux mille personnes pour avoir cinq cent mille personnes, d'ici la fin du mois de novembre’’, a projeté M. Dossougouin.

Il précise que cette campagne s’inscrit dans la suite d’une première étape déroulée l’année dernière. ‘’Nous avions axé notre sensibilisation sur les mesures barrières. Cette fois-ci, compte tenu du constat qu'on a fait sur ces millions de vaccins qui dorment au niveau des postes de santé, nous nous sommes dit que nous allons axer notre communication sur la prise du vaccin’’.

Il est convaincu que certaines maladies comme le paludisme, le sida, entre autres, sont toujours là, mais cela n’empêche pas de pouvoir éduquer les populations contre ces maladies. ‘’Nous avons fait face à Ebola ; nous faisons actuellement face à la Covid-19. Nous ne devons pas baisser les bras, nous devons continuer cette lutte. Nous avons déjà réussi une étape, dans la mesure où l'État a mis des moyens. Aujourd'hui, nous ne devons pas baisser les bras. C'est vrai que nous avons un faible taux de contamination, mais on ne doit pas pour autant baisser les bras, pour en finir réellement avec cette maladie’’.

D’ailleurs, rappelle-t-il, ‘’nous avons mené une sensibilisation à travers les réseaux sociaux, au niveau des mosquées, des gares sur les mesures barrières. Nous avons produit des solutions Hydro alcoolisées et nous avons, avec nos fiches de pointage, décompté 514 mille personnes touchées directement et indirectement par notre sensibilisation. Cela nous a donné beaucoup plus d'envie de continuer, en nous disant que ces 500 mille personnes, ce serait bien qu'elles aillent se faire vacciner. Au moins, nous aurons la moitié des vaccins qui sont dans ces postes-là qui seront utilisés’’.

IDRISSA AMINATA NIANG (Mbour)

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