Publié le 14 Feb 2018 - 11:47

Amadou Ba

 

Les députés ont adopté, hier, en séance plénière, trois projets de loi défendus par le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan Amadou Ba. Le projet de loi n°01/2018 portant loi de règlement gestion 2016, le projet de loi n°02/2018 relatif à la répression du faux monnayage et des autres atteintes aux signes monétaires, et le projet de loi n°03/2018 relatif à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme sont tous passés. Pour le premier projet de loi, l’argentier de l’Etat estime qu’un bond de géant vient d’être fait dans la tenue des comptes publics.

‘‘Pour la première fois, nous rendons compte, un an après le budget 2016 est encore une année récente nous sommes en début 2018 et la Cour des comptes a donné un quitus. C'est-à-dire qu’elle estime que l’autorisation qui avait été donnée au gouvernement à travers la loi des finances 2016 a été entièrement exécutée tant du point de vue des recettes que du point de vue des dépenses. Au surplus, aucune anomalie n’a été constatée’’, s’est-il réjoui. Cette loi de règlement est celle à travers laquelle le gouvernement rend compte de l’exécution du budget. Le ministre des Finances ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. ‘‘Nous espérons que cette année, en même temps que nous soumettons le projet de loi 2019, de rendre compte de la gestion de 2018. Ce qui mettra le Sénégal au niveau des meilleurs standards internationaux’’.

...Pour le ministre de Finances, le quiproquo sur les 200 milliards de la traque des biens mal acquis tient à des complications sur les intitulés budgétaires. ‘‘Malheureusement, la nomenclature ne connait pas de traque des biens mal acquis. Elle raisonne en termes  de recette, de dépense. En fonction du bien dont il est question, les produits générés par la cession de ce bien sont comptabilisés dans les recettes. 

Donc, quelqu’un peut dire qu’on a 200 milliards, mais si cet argent est constitué de recettes des appartements, qui sont quelque part et dont la procédure judiciaire n’est pas terminée, le gouvernement n’a pas la possibilité de mettre ces stocks ou ces immobilisations dans ses recettes fiscales’’, a expliqué Amadou Ba. Ce dernier estime que si ces biens immobiliers ne sont pas transformés en liquidités renversables dans le trésor à la fin du contentieux judiciaire, ils ne pourraient être comptabilisés. ‘‘Les règles comptables actuels ne permettent pas de retracer la maison comme recettes fiscales. Maintenant, si on la vend entre-temps, effectivement, il y aura un impact sur le budget en cours’’, a-t-il indiqué.

 

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