Publié le 26 Jan 2014 - 14:27
DAME MBODJ SECRETAIRE GENERAL DU CUSEMS SUR LA DIVISION DU SYNDICAT

 ''C'est Mamadou Mbodj qui tire les ficelles''

 

La bataille pour le poste de Secrétariat général du Cadre Unitaire Syndical de l'Enseignement Moyen Secondaire (Cusems) se poursuit toujours dans les coulisses. Une querelle qui est loin d'être éteinte tant chaque partie campe sur ses positions.

 

Le Cadre Unitaire Syndical de l'Enseignement Moyen Secondaire (Cusems) a toujours deux bureaux et deux secrétaires généraux : Abdoulaye Ndoye et Dame Mbodj. Une situation surprenante qui a fini par diviser aussi les militants. La cause profonde de cette division est le poste de Secrétariat général.

Selon Dame Mbodj Secrétaire général d'une partie du Cusems, c'est Mamadou Mbodj, ancien secrétaire général du Cusems et actuel coordonnateur du M23 qui est à l'origine de cette discorde. En l'espace de deux ans, le Cusems a organisé deux congrès, en septembre 2012 et en septembre 2013.

''En Septembre 2012 avant d'aller au congrès, on avait stabilisé un texte provisoire non encore voté mais qui avait permis de structurer l'ensemble des instances du Cusems jusqu'au niveau départemental. Il restait à finaliser au niveau régional et national mais on n'avait plus assez de temps et on voulait tenir le congrès le 22 septembre 2012.

On s'est alors entendu pour permettre aux congressistes qui viennent des départements de se réunir par région pour faire leur vote et venir nous rendre compte pour qu'on puisse élire le bureau national',' a expliqué M.Mbodj.

''Ndongo Sarr a échoué dans sa mission''

Mais arrivé au congrès, un camp s'est senti minoritaire par rapport à cette formule qui était dans les textes du syndicat et ils ont rejeté le consensus. Ils ont voulu que les délégués venant des régions votent directement. Pour éviter tout éclatement du Cusems, le congrès a été alors décalé d'une année.

En septembre 2013, l’éclatement a eu lieu puisque les deux parties n'ont pas pu trouver de consensus malgré l’intérim de Ndongo Sarr, Secrétaire général sortant qui devait déterminer la structuration régionale. ''Mais malheureusement Ndongo Sarr n'a pas pu arriver à un consensus pour organiser cette structuration régionale et nationale.

C'est parce que Mamadou Mbodj était derrière lui en train de tirer les ficelles. Il savait qu'il allait prendre la retraite en 2013. Il pilote le M23 et en même temps veut piloter le Cusems à distance ce que nous refusons. Il a voulu en partant mettre au secrétariat général du Cusems quelqu'un qu'il contrôle'', a confié Dame Mbodj.

Selon lui, la personne sur qui son choix a porté (Abdoulaye Ndoye) n'avait pas la possibilité de passer selon les textes. ''Il a voulu violer des textes pour faire partir son candidat. Il continuait à tirer les ficelles pour manœuvrer  le syndicat afin que son candidat puisse être secrétaire général, alors qu'au Cusems, c'est la démocratie qui prévaut.

Ce sont les militants du Cusems qui désignent leur secrétaire général. Nous avons refusé parce que nous ne sommes pas dans une bamboula où chacun fait ce qu'il veut tout doit se faire dans les règles des textes'', a-t-il soutenu.

Pendant une année, Ndongo Sarr a refusé de terminer la structuration et c'est ce qui a abouti à cette situation. ''Il n'a rien fait dans son mandat parce que son mandat était destiné à parachever la structuration. Il a échoué dans sa mission''.

''Si j'avais échoué on n'allait pas me reconduire comme secrétaire général adjoint''

Pour le secrétaire général sortant Ndongo Sarr, ces accusations n'ont aucun fondement. ''Le syndicalisme, c'est la réalité du terrain. Je suis sur le terrain, ils n'ont qu'à en faire de même et ils verront. C'est aussi simple que ça. Si j'avais échoué dans ma mission, on n'allait pas me reconduire comme secrétaire général adjoint alors que je ne le voulais même pas'', a fustigé M. Sarr.

''Je ne suis pas là pour des intérêts matériels, sinon j'allais profiter du mandat provisoire pour me battre pour m'imposer à la tête de la structure. J'avais les moyens de le faire.  Mais je m’étais engagé devant mes camarades pour un mandat provisoire au terme duquel je ne serais pas candidat à ma succession. Et j'ai tenu parole. Maintenant, il y a des gens qui disent une chose aujourd'hui et le lendemain, ils tiennent un autre discours. Nous ne mangeons pas de ce pain-là'', a -t-il fulminé...

Viviane DIATTA

 

Section: 
APRÈS LE BILAN DES ACCIDENTS DU MAGAL : Les Jakartamen paient un lourd tribut
UNIVERSITÉ NUMÉRIQUE CHEIKH HAMIDOU KANE : Les étudiants décrètent une grève générale illimitée à partir de ce jour
DÉCLARATION DE PATRIMOINE : Les défaillants bientôt connus
MAFOUZE BALDE, CHEF DU BUREAU RÉGIONAL DE LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE DE MATA : “Il y a 62 291 personnes en insécurité alimentaire dans la région”
FONCTION PUBLIQUE, DIALOGUE SOCIAL, RÉFORMES : Dianté expose la doctrine de l’État
132e ÉDITION DU MAGAL DE TOUBA- ACCIDENTS ET INDISCIPLINE : Makhtar Cissé sonne la fin du laisser-aller
ADMINISTRATION PÉNITENTIAIRE : Le ministre de la Justice en inspection nocturne à Rebeuss
132e ÉDITIONS MAGAL DE TOUBA Dakar, “ville fantôme”
AFFAIRE PAPE CHEIKH DIALLO ET CIE : L'instruction judiciaire touche à son terme
Lutte contre le trafic de migrants
CLÔTURE DE LA 4e CONFÉRENCE NTA AFRICA : Le travail de soins non rémunéré au cœur de l’agenda politique africain
MAGAL DE TOUBA 2026 : À Thiès, chauffeurs et autorités misent sur la prévention routière
Patrouille à la frontière sénégalo-gambienne
DROITS DE L'HOMME : Après 25 ans, la CNDH renoue officiellement avec le Palais
COOPÉRATION SÉCURITAIRE : Dakar et Paris renforcent leur coordination en vue des JOJ 2026
GAMOU DE NDIASSANE : Les assurances du gouverneur Saër Ndao
LES MEILLEURS ÉLÈVES DU SENEGAL CELEBRES : Diomaye fait de l'École son premier chantier stratégique
SAINT-LOUIS – RIPOSTE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES : La biodiversité érigée en première ligne de défense
FONDS POLITIQUES : Le Forum du justiciable interpelle le gouvernement
Lutte contre le trafic de stupéfiants