Nasser al-Khelaïfi visé par une enquête préliminaire

En eaux troubles. Selon les informations de L’Équipe, Nasser al-Khelaïfi serait visé par une enquête du parquet de Paris pour prise illégale d’intérêts à la suite d’un signalement d’Anticor. Le boss du PSG est soupçonné d’avoir profité de sa collection de casquettes (il est aussi patron de beIN Media Group et administrateur de la LFP) pour orienter les décisions de la Ligue en faveur de son groupe à l’été 2024. Vincent Labrune tentait encore de vendre les droits télé domestiques de la Ligue 1 pour 700 briques. Une somme rêvée par la LFP, avant que les négociations ne finissent dans le mur.
Un entourage au taquet
L’entourage du dirigeant juge le signalement « absurde » et assure que la décision avait été prise collectivement par les clubs et la Ligue. Le groupe qatarien rappelle aussi qu’au départ, ce sont les clubs qui ont demandé à beIN de se positionner. « Ce sont les clubs qui ont poussé beIN Sports à faire une offre après avoir compris le 5 juillet que DAZN n’avait pas le budget pour ce dernier match », expliquait le propriétaire du LOSC Maarten Petermann à L’Equipe l’an dernier. Il faut référence au neuvième match de Ligue 1, qui n’était pas attribué puisque DAZN avait placé ses billes sur huit rencontres.
Pendant les débats de juillet 2024 au sujet des droits TV de la Ligue 1, on entendait notamment Jean-Pierre Caillot, président du Stade de Reims, remercier NAK pour sa propale en plus de celle de DAZN : « Merci Nasser, non pas Nasser notre ami président du Paris Saint-Germain, mais Nasser président de beIN. » L’enquête devra désormais établir si Al-Khelaïfi a simplement assisté au mercato des diffuseurs ou s’il a également tenté de faire la passe décisive à sa propre chaîne. À ce stade, il reste présumé innocent.






