Publié le 27 Apr 2019 - 17:18
DRAME AUX PARCELLES-ASSAINIES

Un enfant de 10 ans maltraité par sa belle-mère puis tué par son père 

 

Le petit O. Keïta a eu une mort lente et douloureuse des mains de sa belle-mère et de son propre père. Les limiers du commissariat des Parcelles-Assainies ont remis, hier, entre les mains du procureur, le couple marié.

 

Coups et blessures volontaires commis par ascendant ayant autorité sur un enfant ayant entrainé la mort et maltraitance d’un enfant. C’est, entre autres, les crimes qui pèsent sur les conjoints B. Keïta et M. Seydi. Il ressort de l’économie des faits que le 23 avril dernier, B. Keïta s’est présenté aux locaux du commissariat des Parcelles-Assainies pour obtenir une réquisition pour la délivrance d’un certificat de genre de mort. Il avait, par-devers lui, le certificat de décès de son fils O. Keïta qui a 10 ans.

Son comportement suspect a poussé les limiers à aller vérifier eux-mêmes les causes de la mort de l’enfant. Sur ce coup, ils ont eu le nez creux. Puisque s’étant rendus à la morgue, ils ont trouvé un corps dans un sale état. Ils ont noté des blessures au dos, à la tête et sur les jambes de l’enfant. Pour tirer cette affaire au clair, un médecin légiste a été requis, afin qu’il puisse déterminer les causes exactes de la mort du jeune O. Keïta. Les résultats du toubib, à la suite de son autopsie, ont attesté que l’enfant a été victime d’une brutalité inouïe. Il ressort des conclusions de l’autopsie qu’O. Keïta est décédé des suites d’un ‘’traumatisme crânien avec hémorragie sous-durale par objet contondant avec hématome parièto-temporal gauche’’.

‘’Mon mari a tué son fils, en lui assénant des coups de barre de fer’’

Les enquêteurs, munis de ces documents, ont interpellé le premier suspect. Face aux enquêteurs, B. Keïta est revenu et en détail sur les circonstances de la mort de son fils. Selon lui, la nuit du 22 avril dernier, aux environs de 22 h, alors qu’il revenait du travail, il a trouvé sa femme, M. Seydi, en train de maltraiter ses deux enfants : O. Keïta et A. Keïta. Ils étaient dans une chambre. Il a interrogé sa femme sur les raisons de cette correction. Elle lui a dit qu’elle a surpris O. Keïta qui s’apprêtait à avoir des relations intimes avec sa petite sœur A. Keïta. ‘’Furieux, j’ai pris une barre de fer et j’ai commencé à le rouer de coups. Ces derniers étaient si durs qu’il a fini par perdre connaissance. C’est ainsi que je me suis empressé de le conduire à l’hôpital où il a finalement rendu l’âme’’, a soutenu le papa.

Son épouse aussi a livré sa version des faits. Devant les enquêteurs, M. Seydi a soutenu qu’elle n’est pas la mère de la victime. Le jour des faits, elle était sortie, après le déjeuner, pour faire la vaisselle. ‘’A mon retour, j’ai surpris mon beau-fils qui entrainait des relations sexuelles avec ma fille de 5 ans. Furieuse, je lui ai infligé une sévère correction. C’était des coups de bâton, des flexions de genoux pendant de longues heures jusqu’à son épuisement’’, raconte Mme Keïta. Qui ajoute avoir tout raconté à son mari qui est entré dans une colère noire.

Elle déclare que son époux lui a demandé de sortir de la chambre et de le laisser seul avec le jeune O. Keïta. ‘’C’est ainsi que mon mari a tué son fils en lui assénant des coups de barre de fer’’, précise-t-elle.

Il résulte aussi des investigations et recoupements des enquêteurs que l’enfant de 10 ans a d’abord été maltraité par sa belle-mère, puis par son père. Le couple lui a fait subir des atrocités et il a été condamné à une mort lente et douloureuse, confient nos sources.

CHEIKH THIAM

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