Publié le 2 Jul 2019 - 14:34
ECONOMIE NUMERIQUE

L’encadrement de startupeurs de manière ‘’continue et rapprochée’’ souhaité 

 

Le numérique est un modèle de développement qui a besoin d’être  ‘’boosté’’ et ‘’renforcé’’, selon la ministre de l’Economie numérique. Pour ce faire, Ndèye Tické Ndiaye Diop prône un encadrement des jeunes startupeurs de manière ‘’continue et rapprochée’’. Elle s’exprimait hier, lors d’un atelier.

 

Aujourd’hui, au Sénégal, on assiste à une éclosion de startups. Selon la ministre de l’Economie numérique, ils sont en train de ‘’révolutionner’’ le tissu économique sénégalais, avec une multitude de logiciels adaptés aux besoins des populations.  Ceci va du transfert d’argent au paiement des factures, en passant par le commerce en ligne, sans oublier la valorisation des produits agricoles locaux et ceux culturels sur Internet.

‘’Le numérique est un modèle de développement qui a besoin d’être boosté, renforcé. Ceci à travers  le renforcement de capacités des ressources humaines, capacités techniques, financières et aussi de gestion. Pour cela, il faudrait qu’on ait un encadrement de ces jeunes de manière continue, rapprochée’’, affirme Ndèye Tické Ndiaye Diop.

La ministre de tutelle s’exprimait hier, lors d’un atelier de formation organisé par l’ambassade d’Israël au Sénégal, en partenariat avec la fondation Konrad Adenauer, pour les startupeurs sénégalais.

D’après elle, l’Etat œuvre dans le sens de la promotion des usages ‘’innovants’’ du numérique. ‘’Cette ambition sera renforcée par le développement de pôles d’activités numériques, de créativité et d’innovation à proximité des campus universitaires. En vue de constituer des zones d’activités économiques aménagées avec des infrastructures adéquates pour créer un moteur de croissance, des gisements d’emplois’’, soutient la ministre en charge des Télécoms.

Toutefois, Ndèye Tické Ndiaye Diop informe que les startupeurs ont exprimé le souhait d’être ‘’encadrés’’, dans le cadre d’un partenariat. Pour qu’ils aient des partenaires stratégiques. ‘’Effectivement, leur capacité financière n’est pas énorme, individuellement. Donc, avoir des partenariats leur permettrait de pénétrer le marché. Il faut exporter les technologies développées. Au-delà de la volonté des jeunes, celle politique est forte pour les accompagner’’, ajoute-t-elle.

Pour sa part, le directeur de la Délégation générale à l’entreprenariat des femmes et des jeunes (Der) Papa Amadou Sarr, estime que l’organisation de ce séminaire, au-delà des sessions avec les experts sur certaines thématiques liées à l’entreprenariat et à l’innovation, vise à consolider les liens entre les différents acteurs de cet écosystème. Dans l’optique d’amener le Sénégal à devenir une ‘’startup nation en 2030’’. ‘’Nous en avons largement les moyens humains, et ceux matériels et financiers suivent de plus en plus. En effet, nous notons, depuis quelques années, d’excellentes initiatives dans l’écosystème entrepreneurial, notamment dans le secteur du numérique et de l’innovation’’, fait savoir M. Sarr.

Efforts qui, d’après lui, sont portés par tous les acteurs, mais qui gagneraient à être ‘’plus coordonnés’. Afin d’atteindre les impacts qui propulseront le Sénégal au niveau des startups nations africaines, puis mondiales. Dans le cadre de la Der, son Dg rappelle qu’au titre de l’année 2018, ils ont pu accompagner 44 startups du numérique pour 1,061 milliard de francs Cfa. Un montant que le chef de l’Etat a promis de tripler, pour les 5 ans à venir.

L’ambassadeur d’Israël au Sénégal, Roï Rosenblit, initiateur de cette rencontre, signale que son pays s’est développé grâce à une économie essentiellement basée sur l’agriculture. Mais, aujourd’hui, c’est le secteur des technologies, précisément celui de l’innovation avec les startups, le software, qui tire son économie. ‘’Le potentiel est là, comme il existe en Israël un bon niveau d’éducation, le patriotisme, des jeunes motivés avec des idées novatrices. Il reste juste de créer un écosystème où tous les acteurs joueront leur partition. A savoir le gouvernement, le secteur privé, les universités, les Ong et, le plus important, des jeunes entrepreneurs enthousiastes’’, déclare le diplomate.

Ainsi, l’ambassadeur renchérit que le but de ce séminaire est de soutenir le modèle économique sénégalais et africain par l’entreprenariat. Il vise à rendre le Sénégal plus ‘’compétitif et attractif’’ sur le plan international, dans le domaine des technologies, malgré le défi du financement.

MARIAMA DIEME

 

Section: 
SENEGAL DIGITAL FACTORY : Un nouveau pas vers la souveraineté technologique
Ageroute Sénégal- Gallo Bâ prend les commandes
5E EDITION DES JOURNEES DU MEDICAMENT : Les pharmaciens plaident pour la souveraineté pharmaceutique du Sénégal
SINDIA : Thiafoura et ses environs veulent bâtir un système alimentaire territorial durable
SIAQ-DAKAR 2026 : Le Sénégal mise sur l’aquaculture pour soutenir sa souveraineté alimentaire
JOURNÉE MONDIALE DES ENSEIGNANTS : Former et protéger les enseignants face aux mutations du métier
CODE PÉTROLIER La proposition des députés déclarée irrecevable
ACCÈS UNIVERSEL À L’ÉLECTRICITÉ : 998 milliards de FCFA d’engagements annoncés
DEPUIS SA CRÉATION EN 2021 : L’Onrac a recouvré plus de 50 milliards de francs CFA
COUPURES INTEMPESTIVES DE COURANT À KAOLACK : Le commerce et l’artisanat affectés
AUTONOMISATION DES FEMMES À THIÈS : Babacar Diop lance une offensive financière
SENELEC – YAAKAAR TERANGA – BP... : Abdourahmane Diouf carte sur table
Fonsis
DÉPENSES MONDIALES DE RECHERCHE, IA : Elles vont atteindre 3 400 milliards de dollars, cette année
APPROVISIONNEMENT EN EAU DURANT LES JOJ : Le COJOJ, la SEN’EAU et la SONES se donnent la main
SAINT LOUIS : TRANSITION ÉNERGÉTIQUE JUSTE (JET) : Faire de l'électricité un véritable levier de production
ARCOP – ENVIRONNEMENT : La commande publique fait sa mue
COOPERATION UNIVERSITAIRE EN AFRIQUE DE L'OUEST : Les recteurs appellent à l'action et à la diplomatie scientifique
DR MAMADOU NDIAYE (CONSULTANT EN SÉCURITÉ ALIMENTAIRE) "Le papier journal, c'est de l'encre et peut être extrêmement dangereux pour la santé"
DIOMAYE À NEW YORK : Une diplomatie active confrontée à une contrainte économique majeure