Publié le 10 Mar 2020 - 01:28
GESTION CORONAVIRUS

L'Asutic préconise un système de surveillance en ligne

 

 

 

Pour mieux prendre en charge l'épidémie du coronavirus au Sénégal, l'Association sénégalaise des Tic recommande au ministère de la Santé et de l'Action sociale des solutions numériques telles que la surveillance en ligne. L’Asutic a fait le plaidoyer à travers un communiqué de presse transmis hier à ‘’EnQuête’’.

 

Dans le cadre de la gestion de l’épidémie du coronavirus au Sénégal, l’Association des utilisateurs des Tic (Asutic) estime que des solutions de santé digitale pourraient être utilisées. Ceci pour ‘’mieux informer et communiquer’’ sur comment éviter l'infection, comprendre qui pourrait être infecté, tracer les personnes à risque et suivre les protocoles de traitement.

Ainsi, dans un communiqué transmis hier à ‘’EnQuête’’, l’association recommande au ministère de la Santé et de l’Action sociale les solutions numériques suivantes pour la prévention, notamment le système de surveillance en ligne. L’objectif d’une telle démarche est de réaliser un système digital d'information et de communication sanitaire suivant une approche participative. ‘’Cette maladie nous est venue de l’étranger. Par conséquent, le Sénégal doit renforcer les mesures de précaution pour empêcher la maladie de pénétrer à nouveau dans le pays par les frontières aériennes, maritimes et terrestres. Nous savons que les voyageurs venant de pays à risque sont dépistés et enregistrés. Aussi, nous pensons, si ce n’est pas déjà fait, créer une plateforme en ligne centralisée de système d'information sur ces derniers’’, lit-on dans la note.

En effet, l’Asutic soutient que cette base de données est ‘’l'exigence principale’’ et la première étape d’un système de surveillance ‘’efficace’’, c’est-à-dire jusqu'à la fin de la période d'incubation. Ainsi, l’association suggère aux autorités de demander aux opérateurs de téléphonie mobile d’envoyer à leurs abonnés des messages basés sur la plaquette d’information du ministère de la Santé. ‘’En plus du numéro vert qui doit être diffusé en permanence sur toutes les chaines de télévision, les radios nationales et communautaires, la presse écrite et évidemment sur les sites de la presse en ligne, il faudrait mettre en ligne un service de chat (discussions instantanées) qui permettra aux personnes qui veulent plus d’informations sur le coronavirus de les avoir afin de pouvoir prendre les décisions adéquates sur la conduite à avoir’’, préconise l’Asutic. Mais aussi de réaliser et de diffuser sur les réseaux sociaux des versions vidéo et audio en langues nationales, en plus du français, de la plaquette d’information du ministère de la Santé sur le coronavirus.

Pour l’Asutic, il urge de réaliser une application web et mobile de géolocalisation, pour signaler par SMS des cas suspects. ‘’Elle sera, en outre, un outil numérique, d’information et de communication sur la maladie, même étant hors ligne. Cette application est indispensable pour toucher les jeunes, certes, plus résistants au coronavirus, mais ils peuvent le transmettre’’, explique l’Association sénégalaise des utilisateurs des Tic. Au-delà de ces outils numériques, l’Asutic indique qu’il existe aussi de nombreuses solutions de santé digitale, de surcroit libres, qui peuvent être déployées pour le diagnostic et le traitement.

Seulement, elle pense que la priorité du Sénégal est actuellement la prévention. Dans ce sens, l’association soutient qu’il faudrait faire appel à ‘’l’intelligence collective’’ pour réaliser les applications web et mobile, et non se tourner vers des applications commerciales étrangères. ‘’Aussi, sous la direction et le contrôle de l’ADIE, le ministère de la Santé pourrait faire appel à tous les développeurs d’applications web et mobiles de ce pays pour réaliser les outils nécessaires. Il n’est point question de rémunération, pour aucune contribution, sur ce travail de survie nationale. Le Sénégal est interpellé en tant que nation. Nous devons nous retrouver, nous réunir, rassembler nos forces afin de faire face à l’ennemi commun : le coronavirus’’, conclut le document.

MARIAMA DIEME

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