Publié le 7 Oct 2022 - 19:14
INTRODUCTION DE MEDICAMENTS DANS LA ZONE OMS AFRIQUE

Des produits "contaminés" suscitent l'inquiétude de l’ARP

 

La détection de médicaments de qualité inférieure, nocifs à la santé du bébé et du nourrisson sur l'espace OMS de l'Afrique, provoque l'inquiétude de l'Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique (ARP). Le ministère de la Santé et de l'action sociale recommande la vigilance maximale.

 

Selon une note de l'Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique (ARP), des produits nocifs pour le bébé et le nourrisson ont été détectés sur la zone OMS de l'Afrique. En effet, des analyses sur ces médicaments dits de "qualité inférieure" ou "contaminés" ont abouti à une contamination par "dieyhylene, glycol et éthylène glycol en quantité inacceptable", selon toujours cette missive de l'ARP.

À en croire l'agence de réglementation, quatre médicaments sont incriminés. Il s'agit du promethazine en "solution orale", du kofexmalin et du Makoff, des sirops luttant contre la toux chez le bébé, ainsi que du Magrip, un autre sirop, guérissant la toux chez le nourrisson. Ces produits toxiques sont signés Maiden Pharmaveuticals, un laboratoire indien, renseigne-t-on. Et, l'ARP signale que ces produits prohibés sont dépourvus d'une "autorisation de mise sur le marché (AMM) au Sénégal", un manquement qui vient davantage jeter du discrédit sur ces derniers.

Quant aux dégâts que lesdits produits sont susceptibles d'entraîner, il y a de quoi s'inquiéter. En effet, à en croire la note de l'ARP, des douleurs abdominales, des vomissements, des diarrhées, une incapacité à uriner, des maux de tête, une altération de l'état mental et des lésions rénales aiguës pouvant conduire à la mort" sont les risques n'ont négligeables auxquels les bébés et les nourrissons s'exposent.

L'OMS recommande plus de vigilance

C’est pourquoi, le ministère de la Santé et de l'Action sociale monte au créneau, en appelant les populations à "redoubler" de vigilance. Il demande aux professionnels de santé à "intensifier" la surveillance et à "notifier" tout cas de suspicion ou découverte de ces produits sur le territoire national, afin de couper le mal à la racine.

Quant à l'OMS, elle préconise une vigilance accrue au niveau des "chaînes d'approvisionnement" dans les pays et les régions susceptibles d'être touchés par ces produits de "qualité inférieure". Selon elle, pour stopper nette la propagation de ces médicaments, tous les produits doivent au préalable faire l'objet d'une approbation et émaner des fournisseurs "autorisés/agréés". En outre, l'authenticité et l'état physique des produits médicaux doivent être vigoureusement vérifiés.

Mamadou Diop stagiaire

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