Publié le 6 Feb 2014 - 04:08
MICROFINANCE AFRIQUE DE L'OUEST

Les institutions membres planchent sur leur survie

 

Les institutions membres de l'Institut mondial des caisses d'épargne, en majorité des caisses d'épargne, veulent sauver leurs activités face à la menace des grands groupes régionaux.

 

Se transformer ou disparaître. C'est le dilemme qui agace les organismes membres de l'Institut mondial des caisses d'épargne (IMCE). Réunies hier à Dakar, elles ont décidé de réagir en mutualisant leurs actions.

Selon le directeur général de la Caisse nationale d'épargne d'Afrique de l'Ouest, Mamah Diabagate, les groupes bancaires sont en train de tisser de vastes réseaux de commercialisation. D'où la pertinence et l'opportunité de créer une plate-forme de concertation, de coopération et de co-commercialisation de leurs produits.

Pour les responsables de Imce, si des groupements se forment et que les caisses d'épargne restent dans leurs clivages nationaux, leurs actions seront de faible portée et les menaces sur le développement se feront plus aiguës. ''Quand votre territoire est réduit, vous étouffez. Nous sommes obligés de nous unir pour occuper une place conviviale», a soutenu Mamah Diabagate.

Mais il sera nécessaire également d'offrir aux caisses d'épargne, banques postales et institutions de microfinance une plate-forme de développement rapide et de mutualisation de leurs potentialités commerciales. D’où l'importance de la rencontre de Dakar.

Les membres de Imce comptent donc redynamiser leurs activités pour beaucoup plus de présence au niveau de la CEDEAO, après l'espace UEMOA. La proposition du directeur général des caisses d'épargne de l'Afrique de l'Ouest est l'inclusion impérative des institutions.

Selon le présentateur du plan stratégique, M. Mamadou Touré, cet outil fait l'objet de trois grands chantiers que sont le renforcement des capacités des membres, la définition de points communs et la transparence et la sécurisation de l'outil devant être utilisé. «C'est du business, il faut que la Poste du Sénégal coopère avec la Caisse d'épargne d'Abidjan, mais (dans un système) gagnant-gagnant», a-t-il précisé.

AIDA DIENE

 

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