Publié le 7 Dec 2018 - 23:01
MODERNISATION DE L’AGRICULTURE AU SENEGAL

La Fida va injecter 150 millions de dollars

 

Fortifier, diversifier et bonifier les produits agricoles sénégalais au niveau du marché mondial, surtout européen, c’est l’objectif de l’Etat du Sénégal. Il est appuyé en cela par le Fonds international agricole (Fida).

 

Avec le Cadre des opportunités stratégiques du pays (Cosop-Sénégal) 2019-2024 dont la validation a été faite hier, lors d’un atelier tenu au ministère de l’Agriculture, 150 millions de dollars sont réservés, dans les six prochaines années, à trois nouveaux projets allant dans le sens du développement de l’agriculture. De l’avis de Benoit Thierry, représentant du Fonds international de développement agricole (Fida) au Sénégal et directeur Hub Afrique, ‘’le premier sera signé, d’ici la fin de l’année et couvrira les régions de Matam, Tambacounda, Kédougou et Kolda. D’autres projets feront également l’objet de discussions et seront orientés principalement sur les jeunes et l’entreprenariat rural’’.

Il s’agit surtout, poursuit-il, de faire en sorte que ‘’les petits paysans puissent vivre de l'agriculture et de sa production… Mais aussi renforcer l’inclusion économique socioprofessionnelle des jeunes ruraux dans les chaînes de valeur agricoles. Cependant, il signale : ‘’Nous allons aussi tenir compte des orientations données par le gouvernement dans le cadre du Plan Sénégal émergent (Pse) pour une meilleure articulation des interventions, ce qui nous permettra de définir une stratégie claire.’’

De son côté, le docteur Dogo Seck, Secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, venu représenter Pape Abdoulaye Seck absent, a rappelé l’importance du programme Cosop qui, selon lui, vient à son heure. Car allant dans le sens du développement de l’agriculture sénégalaise, surtout dans les régions ciblées. ‘’Tout est mis en œuvre pour créer les conditions de production, la mécanisation des périodes pré et post-récoltes’’, signale-t-il.

Aussi, indique-t-il, le Cosop interviendra sur trois axes stratégiques que sont : l’augmentation de la production et de la productivité des chaînes de valeur agricoles compétitives à haute valeur ajoutée et le renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Le deuxième axe d’intervention va permettre le renforcement du capital humain et la professionnalisation des acteurs et des chaines de valeur et la mise à l’échelle de bonnes pratiques agricoles. 

PAPE MOUSSA GUEYE (Rufisque)

Section: 
À CAUSE DE LA MALNUTRITION : Le Sénégal perd 425 milliards F CFA par an
DÉCLARATION DE PATRIMOINE : Ultimatum de l'OFNAC
GESTION DE LA DETTE – RESTRUCTURATION : Cafouillage au sommet !
COOPÉRATION SÉNÉGAL-ALLEMAGNE Diomaye Faye et Friedrich Merz misent sur un partenariat économique renforcé
SÉNÉGAL-FMI : Le dossier de “misreporting” toujours non clos
MODERNISATION DU SYSTÈME SANITAIRE Bassirou Diomaye Faye mise sur Siemens Healthineers
MISE EN PLACE DES INTRANTS AGRICOLES : Des paysans grognent encore
THIES – AVEC PLUS DE 14,2 MILLIARDS DE FCFA INVESTIS : Le PACASEN a financé 464 projets entre 2019 et 2024
RÉFORME DES FINANCES PUBLIQUES - DETTE PUBLIQUE : Le Sénégal se dote d’une « tour de contrôle » pour sortir de l’impasse
DIALOGUE STRUCTURE : L’UE et la société civile sénégalaise adoptent une nouvelle feuille de route
POLÉMIQUE DETTES CACHÉES – SORTIE PRÉSIDENT COUR DES COMPTES : Y a-t-il eu tripatouillage des comptes publics ?
PRODUCTION DE LA PÊCHE ET DE L’AQUACULTURE Elle a atteint 188,2 millions de tonnes en 2024
DÉMARRAGE DE LA SAISON AGRICOLE Entre soulagement et inquiétudes des paysans
LOI DE FINANCES RECTIFICATIVE 2026 : L’exécutif ajuste ses priorités budgétaires
COMMUNICATION POLITIQUE : OUSMANE SONKO : Le glissement sémantique
GESTION DES FINANCES PUBLIQUES : Sonko et son raisonnement troublant
SUR FOND DE DÉFIS ÉNERGÉTIQUES MAJEURS :Abdourahmane Diouf hérite d’un secteur stratégique
Campagne agricole
REFONDATION DU SYSTÈME ÉDUCATIF : Thiès ouvre le débat sur l’école sénégalaise de demain
ÉLIMINATION DES INÉGALITÉS ET AUTONOMISATION DES FEMMES ET DES FILLES : Le salut réside dans le budget