Publié le 7 Nov 2023 - 22:18
MONTÉE EN PUISSANCE DES SMARTPHONES, EXPANSION DES RÉSEAUX SOCIAUX...

L’université Cheikh Hamidou Kane veut régulariser les données à caractère personnel 

 

L'École doctorale (ED) pluridisciplinaire et le Pôle d'innovation et d'expertise pour le développement (Pied) de l'université numérique Cheikh Hamidou Kane (UN-CHK, ex-UVS)  a  organisé, hier, la deuxième édition de la conférence-atelier du Max Planck Research Partner Group. L'objectif de cette rencontre est de voir comment régulariser les données à caractère personnel,  dans ce contexte de montée en puissance des smartphones, de l'expansion des réseaux sociaux et de la numérisation croissante des activités économiques et sociales.

 

L'université numérique Cheikh Hamidou Kane (UN-CHK, ex-UVS) à travers son École doctorale (ED) pluridisciplinaire et son Pôle d'innovation et d'expertise pour le développement (Pied) a  organisé, hier, la deuxième édition de la conférence-atelier du Max Planck Research Partner Group. Pendant ces deux jours de réflexion, les universitaires vont discuter sur comment régulariser les données à caractère personnel, préoccupations grandissantes liées à la protection de la vie privée des citoyens, dans ce contexte de montée en puissance des smartphones, de l'expansion des réseaux sociaux et de la numérisation croissante des activités économiques et sociales. Le thème choisi est ‘’Régulation des données à caractère personnel au Sénégal et économie numérique : enjeux et perspectives".

Ainsi, la conférence-atelier du Max Planck Research Partner Group s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan stratégique de l'UN-CHK, spécifiquement dans son objectif 2 visant à "réaliser des activités de recherche ayant un impact sur la collectivité" et en cohérence avec le programme triennal budgétaire et d'activités (PTBA) de l'UN-CHK pour l'année en cours. "On ne parle pas seulement de la régulation des données à caractère personnel,  mais des données de façon générale. C'est-à-dire de voir comment faire pour mettre en place un système cohérent, global de prise en charge de ces données dans toutes leurs dimensions. Ce, pour permettre à l'économie africaine et plus précisément celle du Sénégal, dans les secteurs clés tels que le service financier, l'agriculture de pouvoir tirer profit de ce nouveau mode de vie qui fait que nous laissons  partout des traces qui peuvent être exploitées à des fins économiques", a fait savoir le directeur des études, de l'innovation et de la recherche de l'université numérique Cheikh Hamidou Ka, le Pr. Jean-Louis Corréa.

"Nous laissons  partout des traces qui peuvent être exploitées..."

Dans le cadre de ce projet, poursuit-il, l'université a pour objectif de faire des recherches,  de voir comment "nous pouvons mettre à profit toute cette manne économique et en même temps qui met en relation l'économie avec la nécessité de protéger l'humain et sa vie privée. Mais également comment faire en sorte que les Africains, les Sénégalais puissent avoir leur  mot à dire sur cette question de régulation des données qui ne devrait pas se faire sans prendre en compte des préoccupations qui sont notamment très endogènes".

Pour sa part, le directeur par intérim de l'École doctorale et enseignant-chercheur à l'UN-CHK, Mor Bakhoum, a souligné que, dans les conclusions d'une étude qu'ils ont faite, ils sont   parvenus à un constat : "On a une loi sur la protection des données à caractère personnel.  Ce qui est un pas important dans la dynamique de la protection de la vie privée, parce que l'humain est important et la protection de sa vie est aussi importante. Mais également, il faut le mettre en rapport avec le développement de l'économie numérique et de l'innovation."

Il est d'avis que la question de la régulation doit être prise en charge par le régulateur.

Aussi, ajoute M. Bakhoum, il faut faire de sorte que l'aspect vie privée soit protégé, mais également l'innovation, la création d’un business model étant un facteur clé, car c'est un facteur de développement de l'économie numérique de manière générale.

À la sortie de cette conférence-atelier, dit-il,  des recommandations pertinentes en matière de gouvernance des données personnelles au Sénégal seront formulées.

FATIMA ZAHRA DIALLO (STAGIAIRE)

 

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