Publié le 17 Jul 2026 - 18:54
MOUHAMADOU MAKHTAR CISSÉ À MÉDINA BAYE

“Il faut sauvegarder la cohabitation entre le spirituel et le temporel...”

 

En visite dans la ville sainte de Médina Baye hier, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a insisté sur l’importance des foyers religieux au Sénégal. Lesquels jouent, selon Mouhamadou Makhtar Cissé, le rôle de régulateur et de pacificateur social, ce qui représente la force de notre pays.  

 

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique était hier dans la ville sainte de Médina Baye pour y rencontrer le khalife général de Médina Baye. Mouhamadou Makhtar Cissé a livré une déclaration devant le mausolée de Cheikh Al Islam El Hadji Ibrahima Niass, après son tête-à-tête avec Cheikh Mahy Niass.

Le ministre a rappelé que le chef de l’État lui a donné instruction de faire le tour des familles religieuses du pays après sa nomination au poste de ministre de l’Intérieur. Car, a-t-il ajouté, la conviction du chef de l’État est qu’on ne peut gouverner le Sénégal sans faire jouer à chacun son rôle. Et, à son avis, les chefs religieux font partie de ces personnes qui jouent un rôle central dans un État, surtout dans un pays à fort ancrage islamique.

Fort de ce constat, le ministre juge très logique et normal son déplacement dans les foyers religieux du Sénégal. « Les hommes religieux ont la lourde charge de façonner les humains. Donc, pour quelqu’un qui a comme objectif de construire un pays, le religieux est central dans sa politique, en ce sens que l’homme est au centre de tout projet de développement socioéconomique », a dit M. Cissé, qui souligne que les chefs religieux appuient l’État dans ses projets de développement, car ce sont eux qui orientent et éduquent aussi les hommes et les femmes de notre cher pays, le Sénégal.

« Les foyers religieux partagent avec les autorités la charge de bâtir le Sénégal à travers leur mission de médiateur et de pacificateur social. Donc, ils méritent d’être appuyés par nos autorités. Le Sénégal fonctionne aussi bien par rapport au temporel qu’au spirituel. On ne peut bâtir un pays sans ces deux aspects de la vie », a affirmé Mouhamadou Makhtar Cissé. Qui dit accorder beaucoup d’importance aux familles religieuses, car ces deux pouvoirs ont toujours cohabité depuis bien longtemps et que cela crée un équilibre provoqué par la sagesse et l’intelligence.

De plus, il est d’avis qu’il faut sauvegarder la cohabitation entre le spirituel et le temporel, qui constitue notre force.

Dans ce contexte de saison des pluies, le ministre a sollicité du khalife des prières pour un hivernage abondant et de paix. « Je prie, par la grâce de Baye Niass, pour une saison des pluies réussie », a-t-il ajouté.

Bachir KANE

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