Publié le 6 Mar 2020 - 16:23
NEGOCIATIONS SAES-GOUVERNEMENT

Le Saes enrage

 

La rentrée scolaire de cette année est la pire de toute l’histoire de l’enseignement supérieur, selon le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes). Sa rencontre d’hier avec le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Cheikh Oumar Hanne, n’a pas conduit à la résolution des problèmes.

 

Les perturbations à l’université risquent d’empirer. Le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) qui brandit la menace, en tient pour responsables les autorités étatiques. En effet, ce jeudi, sur demande du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le mouvement syndical a été convié pour ouvrir des négociations sur sa plate-forme revendicative, après l’expiration de son préavis de grève déposé le 1er février 2020. Mais les négociations n’ont pas abouti. Et le Saes ne décolère pas.

Hier après-midi, il a tenu une conférence de presse pour faire le bilan de la rencontre autour de leurs points de revendication. Il s’agit de la signature et l'application des textes de gouvernance des universités publiques ; la mise en œuvre des préalables nécessaires à la prise en charge des bacheliers 2019 ; l’audit du processus d’orientation ainsi que sa mise en conformité avec les textes et règlements en vigueur (décret 2016-1805) ; la finalisation des chantiers en cours dans les universités et la valorisation des conditions de la recherche.

Sur le premier point, ‘’le ministre de l’Enseignement supérieur, de façon désinvolte, a annoncé le revirement du gouvernement sur les textes de gouvernance des universités proposés et votés par lui-même depuis 2015’’, a vivement dénoncé le secrétaire général du Saes, Malick Fall. Ce dernier fustige ‘’l’attitude irresponsable de pourrissement du gouvernement qui plonge les universités dans une crise profonde’’.

Le Saes, poursuit-il, constate avec regret que le gouvernement, au lieu de mettre à disposition les textes de gouvernance des universités et respecter les préalables nécessaires pour l’accueil des bacheliers, ‘’préfère le sabotage afin de trouver un bouc-émissaire à la situation catastrophique dans laquelle il a plongé l’enseignement supérieur, avec la pire rentrée de son histoire qui hypothèque sérieusement l’année universitaire’’.

En effet, plusieurs campus sont dans une situation chaotique, avec une impossibilité de dérouler des activités pédagogiques, selon le Saes. Sur les textes de gouvernance, le syndicat du supérieur déclare qu’il a patiemment œuvré, depuis plus de cinq ans, pour leur mise en œuvre. Ces documents, d’après Malick Fall, ont suivi régulièrement toutes les étapes de validation et d’adoption institutionnelles. Ainsi, son mouvement dégage toute responsabilité dans les perturbations actuelles et à venir dans le sous-secteur de l’enseignement supérieur. Ces défaillances, poursuit M. Fall, sont consécutives à ‘’cette attitude va-t-en-guerre du gouvernement’’.

Le préavis de grève de 48 heures du Saes étant expiré, les cours vont se poursuivre jusqu’à nouvelle ordre. Cependant, il campe sur les différentes résolutions adoptées. ‘’Il y a eu un certain nombre de mesures qui obligent les différentes coordinations à les appliquer. Il s’agit de rester dans nos quantum horaire, respecter nos charges statutaires, refuser de ne plus sortir du domaine universitaire pour aller enseigner’’, indique Malick Fall.

En plus de ces mesures, le Saes compte adopter, dans les jours à venir, un nouveau mot d’ordre.  

BABACAR SY SEYE

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