Publié le 29 Jan 2023 - 00:18
PARTENARIAT ENTRE LA BISD ET LE SÉNÉGAL

Plus de 2 894 milliards F CFA investis en 46 ans

 

Le partenariat entre le Sénégal et la Banque islamique de développement est au beau fixe. Depuis 1977, elle a investi un montant de 2 894 milliards de F CFA dans le pays.

 

La cérémonie de lancement, hier, de la Stratégie de partenariat avec les pays membres entre le Sénégal et le Groupe de la Banque islamique de développement (BISD) a permis de renseigner que le total des financements du Groupe de la Banque pour le Sénégal s’élève à environ 4,8 milliards de dollars (2894 milliards F CFA). Ce montant, selon , le président Dr Muhammad Al Jasser témoigne de la forte collaboration que ne cessent d’entretenir le Sénégal et le Groupe de la Banque, depuis la toute première opération qui remonte à 1977.

‘’Le Sénégal dispose d’un portefeuille sain et équilibré qui couvre tous les secteurs socioéconomiques. Je dirais sans hésitation que les projets financés par la Banque en faveur du Sénégal sont pertinents et produisent des effets de développement conséquents. À titre d’exemple, le projet du Train Express Régional a amélioré la mobilité quotidienne de la population à Dakar et dans ses environs et contribue à la réduction de la pollution. De surcroît, le projet de gestion des déchets dans la commune d’arrondissement, Cambérène, et l’unité de production de vaccins contribueront à l’amélioration de la situation sanitaire. Forts de cette conviction inébranlable, nous nous engageons à converger tous les moyens et efforts vers la mise en œuvre dynamique de la stratégie et l’obtention de résultats efficaces, conformes aux objectifs de développement de votre pays’’, a-t-il déclaré.

Il a ajouté que la Banque et le Sénégal vont continuer à discuter, pour asseoir un programme de travail clair, assorti d’un échéancier précis, devant déboucher sur la concrétisation de la stratégie.

‘’Des interventions axées sur les priorités nationales’

Par ailleurs concernant le Stratégie de partenariat avec les pays membres entre le Sénégal (SPPM), à ses yeux, cette stratégie qui couvrira la période allant de 2023 à 2027, n’est que la marque de la coopération fructueuse que le Sénégal et le Groupe de la Banque entretiennent depuis fort longtemps. La présente stratégie est la première à être lancée en Afrique sur la base de la Stratégie revue de la Banque. Elle a pour soubassement l’engagement ferme de la Banque, aussi bien en sa qualité de pourvoyeur de financement que de partenaire, à aider le Sénégal à transformer sa vision en interventions percutantes.

"La stratégie que nous tenons pour notre principal instrument de programmation, procède des principes directeurs sous-jacents à la mission de la Banque qui, comme vous le savez, est une banque multilatérale de développement unique. En cela, la stratégie veille à ce que nos interventions soient axées sur les priorités nationales et amorcée par la force de la synergie qui existent entre tous les membres affiliés au Groupe de la Banque. Aussi la stratégie assure-t-elle une coopération efficace et place des solutions de développement innovantes et durables au cœur de l’action. Elle préconise une approche holistique qui permet d’intégrer le renforcement des capacités afin d’obtenir des résultats durables", a confié Dr Al Jasser.

Pour qui, la stratégie repose sur deux piliers. Il s’agit du développement du secteur de l’agriculture qui a pour finalité de renforcer la sécurité alimentaire, créer des emplois, et favoriser la croissance économique. Le second est l’appui à la transformation économique grâce à l’amélioration de la compétitivité et au secteur privé en tant que locomotive de la croissance. Ces deux piliers et les domaines d’intervention sectoriels ont été arrêtés à l’issue d’un processus participatif qui a réuni le gouvernement, la Banque et toutes les parties prenantes, a précisé Dr Al Jasser.

"Face à la pandémie à coronavirus et d’autres chocs externes, la Banque s’est donnée une nouvelle orientation stratégique qui tient l’amélioration des domaines de travail transversaux pour élément clé. Conformément à cette nouvelle orientation, la Banque soutient le Sénégal pour étendre sa couverture en finance islamique, réaliser une transition verte équitable, autonomiser les femmes et les jeunes, et renforcer les capacités. C’est pourquoi, je puis dire que des axes clés de la stratégie, en l’occurrence la sécurité alimentaire et la numérisation, sont opportuns. Pour n’établir qu’un seul corolaire, la formation aux compétences amorcera certainement l’emploi des jeunes", a déclaré le président du BISD.

1 656 milliards de francs CFA, sur les cinq prochaines années

En outre, il a confié qu’il convient de dire qu’afin d’obtenir les résultats de développement convoités, pour lesquels le Groupe de la Banque a pris des engagements d’environ 2,736 milliards de dollars, soit environ 1 656 milliards de francs CFA, sur les cinq prochaines années, tous les acteurs doivent s’atteler à l’exécution rapide des projets prévus. ‘’Fort de son centre régional de Dakar, le Groupe de la Banque n’épargnera aucun effort pour faire de la stratégie une réalité concrète. La mise en œuvre dans les délais est la condition sine qua non de la réussite de cet effort. Celle-ci est tributaire d’une étroite collaboration entre le Sénégal et la Banque’’, a laissé entendre le patron de la BISD.

De son côté, le ministre de l'Économie, du Plan et de la Coopération a indiqué que la coopération entre la BISD et le Sénégal porte un dynamisme réel avec un cumul de financements approuvés par an d’un coût de 4000 milliards de dollars américains. Ce qui fait du Sénégal, selon Oulimata Sarr, le premier partenaire de la BISD en Afrique subsaharienne. Elle a rappelé que le Sénégal bénéficie de l’ensemble de la gamme diversifiée de financement de la BISD en tant que maison mère et de ses différentes filiales.

‘’Les différentes coopérations avec la BISD sont fortes de 39 projets d’un coût de 2,20 milliards de dollars américains, déjà décaissés. Dans l’ensemble, la performance de ce portefeuille est satisfaisante en dépit du contexte de la pandémie de la COVID-19 et de son impact sur la circulation des personnes. Nous devons augmenter le taux de décaissement de ces ressources sur ces projets importants que nous élaborons pour les populations. Cette stratégie est en phase avec le Plan Sénégal émergent’’, a indiqué le ministre.

CHEIKH THIAM

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