Publié le 28 May 2014 - 10:14
POUR UNE GESTION AXÉE SUR LES RÉSULTATS A L'HORIZON 2017

Partage de prérogatives entre le MEF et les ministères sectoriels

 

La reddition des comptes, la gestion efficiente des ressources allouées aux ministères et l'obligation des résultats sont des principes prônés par l'actuel gouvernement. À cet effet, dans le cadre de la Gestion axée sur les résultats, le Ministère des Finances, d'ici 2017, devra partager ses prérogatives d’ordonnateur principal de l’État avec les ministères sectoriels et les présidents d’institution constitutionnelle. 
 
 
la Gestion axée sur les résultats (Gare) va conduire vers un effet de décentralisation des prérogatives. À partir de 2017, le ministre de l’Économie et des Financements (MEF) partagera ses prérogatives d’ordonnateur principal de l’État avec les ministères sectoriels et les présidents d’institution constitutionnelle dans le cadre de la GARE. L'annonce a été faite par  le secrétaire exécutif du Projet de coordination des réformes budgétaires et financières (PCRBF), Cheikh Tidiane Diop. Il s'exprimait hier en marge d'un séminaire sur "la gestion axée sur les résultats et le contrôle de la performance" à l'intention des inspecteurs internes des ministères. 
 
''Par rapport à la Gestion axée sur les résultats, on va consacrer à partir de 2017 une innovation majeure qui induit, par ses directives, la déconcentration du pouvoir d’ordonnateur principal du ministre de l’Économie et des Finances vers les ministres sectoriels et les présidents d’institution constitutionnelle'', a révélé Cheikh Tidiane Diop. Il a rappelé que le ministre des Finances qui était ordonnateur principal de l’État devra désormais partager cette prérogative avec les présidents d’institution constitutionnelle et les ministères sectoriels. Il va sans dire qu'il y aura un ''transfert accru de responsabilités'' pour les autorités. Une responsabilisation qui aura également un lien logique avec les résultats auxquels ils sont astreints. 
 
Le secrétaire exécutif du PCRBF a pour sa part justifié la tenue de ce séminaire par le tournant que prend la gestion des finances publiques. ''Vous êtes ministre, on vous donne des moyens et par rapport à ces moyens, vous vous engagez à atteindre un certain nombre de résultats. Ces résultats font l’objet d’évaluation régulière'', a expliqué M. Diop. Il certifiera que les moyens seront donnés sur la base d’un projet annuel de performances. ''Les députés, en vous donnant les moyens, savent ce que vous voulez faire et les résultats sur lesquels vous vous êtes engagés.
 
Les députés en année n+1, en vous donnant de nouvelles ressources, sauront ce que vous avez fait des ressources reçues en année n-1 et quels sont les résultats qui ont été atteints'', a -t-il expliqué. 
Une gestion des finances beaucoup plus efficace D'ailleurs, il a noté que le Sénégal a adopté la directive de l’Union économique monétaire Ouest-africaine(UEMOA) portant sur les lois de finances, ceci dit-il, pour passer ''d’une logique budgétaire de moyens à une logique de résultats''. ''La Gestion axée sur les résultats va consacrer une gestion des finances beaucoup plus efficace. On va vous donner des moyens budgétaires, et à ces moyens budgétaires seront adossés des résultats’’, a fini de mentionner le secrétaire exécutif du PCRBF. 
 
Présent à l'ouverture des travaux, l'inspecteur général d'État et vérificateur général adjoint, Abdel Kader Camara, a affirmé que la GARE est un moyen d'améliorer l'efficacité de la responsabilité de la gestion en faisant participer les principaux intervenant à la définition des résultats escomptés, en évaluant les risques et en suivant les progrès vers l'atteinte des résultats dans les décisions de gestion et de rapport sur le rendement.
 En somme, elle est un moyen de mesure de la performance de l'action publique, a dit M. Camara qui remplaçait à cette occasion François Collin, Vérificateur général.
ANTOINE DE PADOU

 

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