Publié le 13 Nov 2017 - 17:10
PRODUCTION CEREALIERE POUR 2017-2018

Des hausses record pour la campagne

 

A l’issue de travaux avec des organismes étatiques et internationaux, la Direction de l'analyse, de la prévision et des statistiques agricoles (Dapsa) a publié, ce samedi, via communiqué, les résultats préliminaires des récoltes de la campagne agricole.

 

Une production céréalière estimée à 2 549 357 tonnes, soit une hausse de 20 % par rapport à 2017, et une hausse de 54 % par rapport à la moyenne des 5 dernières années. Ce sont les perspectives optimistes esquissées par la mission conjointe des évaluations préliminaires des récoltes pour la présente campagne agricole, dont l’ouverture est prévue le 31 décembre prochain. Des chiffres émanant d’une mission composée du Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (Cilss), de l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), du Gouvernement sénégalais et du Réseau des systèmes de prévention précoce contre la famine (Fewsnet).

Une bonne nouvelle pour le produit phare de l’économie sénégalaise - l’arachide - dont la hausse plafonne à un satisfaisant ‘’73 % par rapport aux cinq dernières années’’, renseigne le communiqué. Une production de 1 411 574 tonnes en valeur absolue, en augmentation de 42 % par rapport à la campagne passée. Pour sa tarification, malgré une chute du cours du produit à l’international, le même prix que l’année dernière est maintenu en vue de la présente campagne, grâce aux subventions gouvernementales. Les autorités ont décidé de maintenir à 210 F Cfa/kg le prix de cession de l’arachide.

Après le Conseil interministériel qui s’est tenu sur la question à Dakar, le 24 octobre dernier, le président du Comité national de suivi de la campagne s’est félicité que l’Etat ait mis la main à la poche pour un statu quo. ‘‘Quand la production a augmenté localement et à l’international, 20 millions de tonnes contre 14 l’an dernier, le prix aurait dû chuter’’, avait affirmé Aliou Dia.

Hausse de toutes les productions céréalières

En dehors de ce produit, les estimations de la Dapsa misent sur une hausse de toutes les productions céréalières.  Les trois produits de consommation courante n’échappent pas à la règle. Si la production du riz connait une modeste progression par rapport à la campagne passée (1 015 334 tonnes, soit 7 %), ce n’est pas le cas du mil (891 069 tonnes, soit 37 %) et du maïs (417 259 tonnes, soit 21 %) qui offrent des progressions plus nettes. Le sorgho, le fonio, le niébé, le sésame, le manioc, le coton, la pastèque, les fruits et légumes connaissent également cette tendance haussière.

Le panier de la ménagère devrait connaitre un petit soulagement, puisque la pomme de terre, avec 90 000 tonnes (144 % par rapport à la moyenne des 5 dernières années) et l’oignon qui a, à peine, évolué de 2 % par rapport à 2016-2017 (400 000 tonnes) sont également touchés par la grâce.

Bémol

La Dapsa met toutefois un petit bémol sur le plan pastoral. Si la ‘‘situation zoosanitaire est calme dans l’ensemble du pays’’ et ‘‘qu’aucun foyer de maladies n’a été signalé’’, les attentes pluviométriques ne semblent pas avoir répondu aux espérances. ‘‘La situation reste mitigée à cause des faibles pluies enregistrées pendant les mois d’août et septembre dans la zone Nord. Il a été observé un faible développement du pâturage et un niveau limité de remplissage des points d’eau pour l’abreuvement du bétail dans les départements de Linguère, Matam et Podor. Des poches de faible productivité de biomasse fourragère sont observées par endroits à Linguère, à Matam, à Kanel, à Podor’’, déplore la Dafsa.  

OUSMANE LAYE DIOP

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