Publié le 25 Nov 2022 - 15:40
RECHERCHE CONSENSUS DANS LA LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT DE CAPITAUX ET LE FINANCEMENT DU TERRORISME

Le DG du Giaba dénonce la passivité des États membres

 

La participation passive des États membres du Giaba a un impact négatif sur la prise de décision et la réalisation d’un consensus sur certaines questions. En effet, selon le directeur général du Giaba, cette situation n’est pas conforme aux principes de son institution. C’est pour cette raison que les chefs de délégation des pays membres sont en conclave pour un recyclage sur l’adoption des rapports d’évaluation mutuelle (REM).

 

Les chefs de délégation des pays membres du Groupe intergouvernemental d'action contre le blanchiment d'argent en Afrique de l'Ouest (Giaba), les présidents de Centif (Cellule nationale de traitement des informations financières), les correspondants régionaux dans les différents États membres, les membres des groupes sur l'évaluation et la conformité (GEC) sont à l’école de l’adoption des rapports du Giaba.

Selon le directeur général de l’Institution, ‘’les objectifs de cette rencontre, c'est, effectivement, de voir comment renforcer les qualités des discussions pendant l'adoption des rapports d'évaluation mutuelle et des rapports de suivi. Nous allons aussi continuer à voir comment nous allons appuyer la région, dans le cadre de la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terroriste et le financement de la prolifération’’.

En effet, rappelle Edwin W. Harris, Jr, ‘’il s’avère important de mentionner que cette réunion est marquée par les préoccupations de la communauté mondiale de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme sous la conduite du Gafi. Le réseau mondial a exprimé des préoccupations relatives au faible niveau de contributions des États membres aux discussions sur les rapports d’évaluation mutuelle (REM) et les rapports de suivi (RdS) ainsi que la soumission de commentaires adéquats pour le projet de REM diffusé au réseau mondial’’.

Il ajoute : il y a ‘’également eu des préoccupations sur le fait que le faible niveau de participation et de contribution des États membres du Giaba, relatif aux REM, n’était pas conforme aux principes de mutualité de l’évaluation. Ce qui exerçait, par conséquent, une pression inappropriée sur les observateurs et le personnel du Secrétariat du Giaba à faire des interventions au cours des discussions. La participation passive des États membres du Giaba a eu un impact négatif sur la prise de décision et la réalisation d’un consensus sur les questions’’.

‘’C'est une lutte permanente’’

Ainsi, dans le cadre de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, ce qu'il faut retenir, à son avis, c'est qu'il s'agit de crimes transnationaux ; ce qui fait appel à un travail de synergie et de collaboration. De ce fait, dit-il, ‘’cet atelier vise à voir comment nous pouvons contribuer à mieux prendre à bras le corps ces deux fléaux et surtout former les chefs de délégation, afin qu'ils soient mieux outillés et qu'ils aient plus de connaissances et cela aiderait la région à surmonter cet obstacle qui est le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme’’, explique la cheffe de délégation du Sénégal aux réunions du Giaba.

Pour sa part, la présidente de la Centif du Sénégal a estimé que ‘’le Sénégal peut tirer de grands profits, puisque nous sommes dans la région ouest-africaine et le Sénégal, comme tous les États membres de cette région, est confronté aux fléaux du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme. Donc, par cette formation, nous serons bien outillés pour mener cette lutte de façon efficace’’.

Ramatoulaye Gadio Agne de préciser : ‘’C'est la tendance au niveau mondial. Je pense que tant que cela existera, il y aura toujours des délinquants et vous voyez le niveau de criminalité financière augmenter. Donc, c'est une lutte permanente. Le fait que le Giaba nous outille pour qu'on puisse avoir les armes nécessaires et lutter de façon efficace, c'est vraiment une bonne chose’’.  

IDRISSA AMINATA NIANG (Mbour)

Section: 
SAINT-LOUIS - TRANSITION ÉNERGÉTIQUE : Une seconde centrale solaire de 40 millions d’euros inaugurée à Bokhol
COOPÉRATION ÉCONOMIQUE : Bassirou Diomaye Faye reçoit la nouvelle cheffe de mission du FMI
LIQUIDATIONS DOUANIÈRES DANS LE SUD : La barre des 5,7 milliards FCFA franchie en 2025
RÉMUNÉRATION SUR LA COPIE PRIVÉE : Diomaye Faye donne l’ordre d’appliquer la loi
ECONOMIE - SENEGAL : Le PIB progresse de 0,8 % au troisième trimestre 2025, porté par le secteur secondaire
TAXE EXPORTATION ARACHIDE : Le Gouvernement cède face au mal paysan
TAUX DE CHÔMAGE DANS LE MONDE : 186 millions de chômeurs attendus en 2026
Convention Cosec-Ageroute
Investissement du fonds mondial au Sénégal
Politique sectorielle
RELATIONS AVEC LE FMI : Bassirou Diomaye Faye reçoit le Directeur du département Afrique du FMI
DÉFIS LIÉS À LA SANTÉ EN AFRIQUE La demande de Bassirou Diomaye Faye aux dirigeants africains
PUBLICATION RAPPORTS ARCOP 2022-2023 : Principaux enseignements
CLIMAT ET POLITIQUE Un cocktail délicat
VIE CHÈRE, LIBERTÉ PUBLIQUE, JUSTICE…. : Le Fdr marche ce 31 octobre
POLITIQUE SOCIALE ET POUVOIR D’ACHAT Ousmane Sonko annonce la baisse des prix de l’électricité et des carburants
GREEN ACADEMY 2025 : 20 jeunes formés pour la souveraineté alimentaire au Sénégal
NOUVEAU PROGRAMME : Le FMI est là !
TRANSPARENCE DES FINANCES PUBLIQUES : Quand le FMI alertait sur le niveau de la dette et les dysfonctionnements du système
Financements systèmes de santé