Publié le 26 Sep 2019 - 19:37
REGLEMENT DE LA CRISE ISRAELO-PALESTINIENNE

Roï Rosenblit prône un dialogue direct entre les deux parties 

 

La seule solution pour le règlement définitif de la crise israélo-palestinienne est le dialogue direct autour d’une table entre les deux Etats, selon l’ambassadeur d’Israël au Sénégal, Roï Rosenblit.

 

L’ambassadeur d’Israël à Dakar est formel. Il ne peut y avoir de résolution définitive de la crise entre son pays et son voisin qu’est la Palestine, sans une discussion directe entre les deux parties autour d’une table. ‘’Le problème avec nos voisins palestiniens a démarré il y a 70 ans. Il y avait une résolution de l’Assemblée générale des Nations unies pour le partage du territoire palestinien sous mandat britannique, à deux pays, à savoir un Etat juif et un Etat arabe. La communauté juive en Israël à l’époque a accepté ceci’’, rappelle Roï Rosenblit. Il s’exprimait hier en marge d’un petit-déjeuner avec la presse sénégalaise.

L’ambassadeur israélien à Dakar rappelle en effet, que tous les accords de paix qu’il y a eu entre son pays et les pays arabes comme l’Egypte et la Jordanie, ont été conclus à l’issue de négociation directe autour d’une table. Ceci, même s’il y a eu beaucoup de morts.

L’équation des législatives israéliennes

En dehors de cette question, l’ambassadeur s’est entretenu notamment avec la presse sur les élections législatives qui se sont passées dans son pays. Etant donné qu’aucun des deux candidats en lice n’a pas obtenu la majorité des 126 sièges du Parlement, le pays se trouve depuis lors dans une impasse institutionnelle. Pour avoir un gouvernement, on doit avoir 61 sièges. Or, le Likoud de droite, qui est le parti de Benjamin Netanyahou, n’a capitalisé que 32 sièges à la Knesset, le Parlement israélien. Et le parti ‘’Bleu blanc’’ du centriste Benny Gantz, lui, récolte 33 sièges. ‘’Tout le système politique israélien doit trouver une solution pour éviter d’aller vers l’organisation d’autres élections pour une 3ème fois la même année. Une possibilité très mauvaise. Le président même a dit qu’il va tout faire pour qu’on n’en arrive pas à cette situation. Ceci va signifier qu’Israël va vivre une année sans gouvernement effectif, sans budget, sans processus de lois. Ce qui est très mauvais. Jusqu’à présent, le ministère des Affaires étrangères n’a pas de budget pour cette année. C’est une situation très bizarre. Donc, cette option tout le monde veut l’éviter’’, indique M. Rosenblit.

MARIAMA DIEME

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