Publié le 19 May 2014 - 00:18
REQUISIONNÉES PAR LE DOYEN DE LA FLSH

Les forces de l’ordre investissent les amphis 

 

L'image est insolite. Elle est même paradoxale. Et pour cause, les étudiants de la FLSH ont partagé hier les amphis avec des forces de l'ordre, armées de grenades lacrymogènes.

 

Depuis deux semaines, les étudiants réclamant le ''Master pour tous'' empêchent leurs camarades de faire cours à la Faculté des lettres et sciences humaines (FLSH) de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Des examens ont été même perturbés par ''un groupuscule d’étudiants'', d’après le doyen de la FLSH, Amadou Abdoul Sow. Et pour faire face à ces perturbations, l’Assemblée de la Faculté s’est réunie, hier. Et c'est pour confirmer le maintien de la sélection pour le Master, suivant les critères retenus par les chefs de départements et les responsables de la Faculté. 

Mais également, pour demander la présence des forces de l’ordre pour la sécurité des enseignants, des personnels administratifs et techniques et des étudiants. ''C’est nous-mêmes qui avons demandé la présence des forces de l’ordre au campus pédagogique parce que nous ne nous sentons pas en  sécurité au sein de cette faculté'',  a souligné hier le doyen de la FLSH au cours d'une conférence de presse

Il en a profité pour rappeler le décret qui autorise la sélection. Il s’agit, dit-il, du décret 2013-875 du 20 juin 2013 abrogeant le décret 2102-11-15 Chapitre 8. Dans l’alinéa dudit décret, il est mentionné que les modalités d’admission aux études sont arrêtées par les instances délibérantes des institutions d’enseignement supérieur.

Depuis quelque temps, les étudiants de la FLSH sont accoutumés de voir les forces de l’ordre dans leur Faculté. Mais partager avec ces derniers les amphis, ils ne le pensaient pas. Pourtant, les policiers, Bien engoncés dans leurs armures et munis de bombes lacrymogènes, croisaient les étudiants dans le hall du nouvel amphi ainsi que dans les couloirs de la Faculté. Ce qui n’est pas du goût de la majeure partie des étudiants rencontrés.

''Ce n’est pas normal, ils exagèrent un peu. Ils auraient dû rester en dehors des amphis et y attendre les étudiants'', se désole Ndèye Ngoné Diouf, étudiante en Licence 3 Lettres modernes, qui, s'empresse d'ajouter : ''Ce sont les forces de l’ordre elles-mêmes qui dérangent les cours par leur présence. C’est déplorable, l’université est un espace de dialogue et cela devrait l’être entre les étudiants et l’administration''.

Par Seydina Bilal DIALLO

 

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