Publié le 9 Apr 2013 - 14:16
POUR VILIPENDER MACKY ET SON REGIME

Les avocats de Karim et Cie écrivent à Obama

 

 

Les dignitaires du Parti démocratique sénégalais (Pds) visés dans la traque des biens mal acquis continuent la bataille de l’opinion à l’international, après leur tentative de faire exclure le Sénégal de la Cedeao pour non respect de l’arrêt de la Cour de Justice de cette institution sous-régionale demandant la levée de leur interdiction de sortie du territoire. Cette fois-ci, c’est vers les Etats-Unis qu’ils déversent leurs larmes.

 

En effet, les avocats de Karim Wade et Cie ont concocté une lettre salée qu’ils ont adressée au président de la première puissance mondiale. A Barack Obama, qui a récemment reçu en grande pompe à la Maison Blanche le président Macky Sall, les conseils des dignitaires libéraux se sont plaints du fait que le Sénégal, malgré les apparences et les discours tenus par Macky Sall au pays de l’oncle Sam, n’avait aucun respect pour les libertés individuelles, les droits humains et aussi les droits des minorités. Comprenez que les avocats de Karim Wade et Cie vilipendent le régime de Macky Sall qui empêche leurs clients, qui ne font l’objet d’aucune inculpation étayée, de quitter le pays.

 

 

Mais aussi, ils disent au locataire de la Maison Blanche que la minorité homosexuelle voit ses droits et les libertés bafouées par un régime dont les responsables disent à qui veut les entendre qu’ils ne procéderaient pas à la dépénalisation de l’homosexualité au Sénégal. Dans cet esprit, les avocats de Karim et Cie ont surfé sur la vague du débat en cours dans le pays à propos de cette dépénalisation ou non de l’homosexualité.

 

A l’appui de leur missive à Obama, les avocats ont joint des coupures de journaux relatant les positions radicales exprimées par le président du groupe parlementaire de la majorité à l’Assemblée nationale, Moustapha Diakhaté, ainsi que par le ministre de la Justice. Le premier disant clairement que la dépénalisation de l’homosexualité n’était pas à l’ordre du jour au Parlement, la seconde, qu’il n’a jamais été question de dépénalisation de l’homosexualité.

 

 

 

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