Publié le 29 Dec 2014 - 22:51
ATTEINTE D’UN TAUX DE CROISSANCE DE 5,4% EN 2015

Les signaux sont au vert

 

Le Sénégal attend, en 2014, un taux de croissance économique de 4,5% et se projette déjà à 5,4% pour 2015. Avec la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent, et l’exécution des projets et programmes, les ‘’perspectives s’annoncent bonnes’’, selon le Chef de la division des projections macroéconomiques et de suivi des programmes à la DPEE, Abdoulaye Fame.

 

Les perspectives économiques pour l’année 2015 s’annoncent ‘’très bonnes’’. C’est l’analyse faite par le Chef de la Division des Projections macroéconomiques et de suivi des programmes (DPMSP) de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE). Abdoulaye Fame fonde son argumentaire sur le démarrage effectif du Plan Sénégal Emergent  et l’accélération des réformes en 2015. Selon ce dernier, qui faisait une présentation sur ‘’la situation économique et financière en 2015 et perspectives avec le PSE’’, lors du Séminaire sur le ‘’cadre budgétaire’’, la ‘’situation économique et financière et perspectives’’, on attend, en 2015, une bonne tenue des activités sur l’ensemble des secteurs d’activités. Et si cela se confirme, le Sénégal pourra avoir une bonne marge de progression sur sa croissance économique. Et selon même les prévisions de la DPEE, le taux de croissance est projeté, en 2015, à 5,4%.

Toutefois, ces projections peuvent se heurter à des risques d’ordre externe comme interne. Parmi les risques internes qui peuvent plomber notre croissance, Abdoulaye Fame cite ‘’un retard dans l’exécution du Plan Sénégal Emergent’’. Si le PSE connaît un retard dans sa mise en œuvre, cela, dit-il, pourrait engendrer des pertes de croissance. Entre autres risques internes, il y a les aléas climatiques, ou des retards dans l’exécution du Plan de restructuration du secteur de l’Energie.

L’environnement international pourrait être aussi déterminant dans nos perspectives de croissance en 2015. Si la ‘’faiblesse de la demande mondiale persiste’’, cela peut avoir des conséquences directes sur notre taux de croissance. Il s’y ajoute une envolée des cours des produits pétroliers et alimentaires. Lesquels ont connu ces derniers temps une baisse considérable. Un autre risque, c’est celui lié à la propagation de la maladie à virus Ebola qui peut affecter le secteur touristique.

Poursuite des grands travaux

Cette année, notre taux de croissance est attendu à 4,5%, soit un bond d’un point de croissance, comparé à 2013 où le taux était arrêté à 3,5%. Cette croissance doit s’améliorer l’année prochaine, surtout grâce à la poursuite de l’exécution des grands travaux, comme les travaux de l’AIBD, la construction du centre international de conférence Abdou Diouf à Diamniadio, la continuité de l’autoroute à péage etc. L’amélioration de la situation au Mali avec la reprise des investissements dans les infrastructures dans ce pays sera aussi, explique, Abdoulaye Fame, d’un apport considérable.

La croissance en 2014 est surtout portée par ‘’un regain d’activités dans le secteur secondaire’’ et le ‘’maintien du dynamisme dans le secteur tertiaire avec 5% de progression’’.  Cependant, dans le secteur primaire, ajoute le Chef de la Division des Projections Macro-économiques et de Suivi des Programmes à la DPEE, un ‘’ralentissement de la croissance’’ a été noté. Cela surtout à cause de ‘’l’installation tardive de l’hivernage dans certaines localités du pays’’, mais aussi ‘’d’une pluviométrie déficitaire’’ dans certaines zones du Sénégal. 

ALIOU NGAMBY NDIAYE

 

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