Publié le 18 May 2016 - 05:24
ORIGINALITÉ SPOTS

Toujours l’immobilisme

 

Côté créativité, les spots audiovisuels restent dans encore dans un moule conventionnel. Raisons d’un immobilisme.

 

Le casse-tête avec la publicité, c’est la nouveauté qui ne reste jamais neuve longtemps. Il y en a toujours une nouvelle pour faire vieillir la précédente. Le moins qu’on puisse dire est que la créativité ne semble pas un critère déterminant dans la réalisation des spots. Si avec les spots télévisés, la visualisation oblige à quelques acrobaties pour vendre le produit, les pubs audios n’offrent pas beaucoup de marge de manœuvre, en termes d’originalité. Un moule conventionnel dans lequel coulent presque toutes les publicités qui passent sur les ondes.

Cet immobilisme doit beaucoup à un sens du risque inexistant chez les annonceurs : ‘‘Quand nous leur proposons quelque chose d’un peu plus créatif, ils disent : ‘’Non les Sénégalais ne sont pas prêts pour ça’’.  Bref, les annonceurs ont peur que le message ne passe pas. Nous sommes obligés de faire la même chose que tout le monde’’, se défend Carrie Bathily, responsable pub à l’agence Caractère, ajoutant aussi que les moyens pour faire la publicité à la radio ne sont pas aussi conséquents. Ce médium est pourtant le moyen le plus sûr d’atteindre les auditeurs, selon une étude du Cnra réalisée en 2013.

Ecouté par près de trois-quarts des Sénégalais, les taux de pénétration sur le territoire national sont tous supérieurs à 60% dans les régions sauf à Sédhiou et Saint- Louis, 35 et 58% respectivement. Dans ce médium où un grand annonceur de téléphonie peut passer 5 à 6 fois par semaine, sans compter que les campagnes peuvent être simultanées, la créativité n’est pas forcément au rendez-vous.

 Dans la continuité des explications de Carrie, le responsable des régies publicitaires, Mouhamed Badiane, évoque l’insuffisance des moyens budgétaires. Les importantes sommes allouées à la télévision ne le sont pas pour la radio. Alors qu’à la télé ça tourne autour de 150 à 300 mille pour 60 à 90 secondes (et un éventuel surcoût en prime-time), la radio coûte dix fois moins : 30 mille FCFA. ‘‘Les gens ne se tuent pas pour un budget aussi peu conséquent’’, avance M Badiane.

Le principe en pub est de créer ce décalage humoristique appelé ‘‘saut créatif’’ dans le jargon qui provoque le sourire du spectateur et  installe une connivence pour vendre le produit. Ce que défend Christine Traoré qui estime que, malgré cet immobilisme apparent, les choses bougent. ‘‘La pub fait appel à des ressorts universels. On va être sur des émotions du rire, de l’humour ; c’est là que se crée la pub. Le marché peut donner cette impression de rester tout le temps figé, d’user les mêmes ressorts. Mais il est de plus en plus challengé’’, déclare-t-elle. Après, c’est une question de perception chez le consommateur.

 

Section: 
SAINT-LOUIS : 50e MAGAL DES 2 RAKKAS : Le comité d’organisation renforce la sécurité
FONDS D’APPUI ET DE DÉVELOPPEMENT DE LA PRESSE : Le FADP accélère le traitement des dossiers
ÉDUCATION INCLUSIVE : “Faire l’École Plus” mise sur les médias pour briser les préjugés
ASSAINISSEMENT À NDIASSANE : Cheikh Tidiane Dièye annonce le lancement d’un réseau collectif
Khalife des Khadres
HARCÈLEMENT SEXUEL ET ACTES CONTRE NATURE : Deux personnes interpellées
Village Olympique
Douane
LES JOJ DAKAR 2026 : La culture et le tourisme à l’honneur
MENACES CONTRE BABACAR FALL : Le Cored appelle au calme
AVEC 4,5 MILLIONS DE PERSONNES APATRIDES OU DE NATIONALITÉ INDÉTERMINÉE Le HCR appelle à mettre fin à cette forme durable d’exclusion
DÉTOURNEMENT DE PLUS D’UN MILLIARD DE FRANCS CFA : Un comptable déféré au parquet financier
LUTTE CONTRE LES GROUPES CRIMINELS ORGANISÉS : Le coup de filet d’Interpol dans 22 pays
GAMOU 2026 – TRANSPORT : Des trains mobilisé pour les déplacements du Gamou
Un présumé chef de gang interpellé par la brigade de recherches
CRÉDITS SPÉCIAUX : Les sages bloquent la réforme portée par Pastef
CONVENTION COLLECTIVE SECTEUR HYDROCARBURES : Les mises en garde des pétroliers
MAKHTAR CISSÉ AU GAMOU DE TIVAOUANE : “L’autorité de l’État et la cohésion nationale ne sont pas négociables”
SERIGNE MOUSTAPHA SY : “J’ai refusé de recevoir Sonko”
COLLOQUE MONDIAL DE LA JEUNESSE : 1 000 jeunes attendus à Ouagadougou