Publié le 24 Jul 2012 - 22:42
VULGARISATION DES LIVRES EN FRANÇAIS

Amadou Lamine Sall suggère des Centres de lecture

 

 

Le poète sénégalais, Amadou Lamine Sall, préconise la création de Centres de lecture et d’animations culturelles (CLAC) dans les pays francophones, pour ''faire tourner les livres'' écrits dans cette langue et davantage les promouvoir, en partant du postulat selon lequel Paris n’est plus le centre de la littérature des pays ayant le français en partage.

 

Avant, Paris était ''le centre (de la littérature francophone), maintenant, il y a des centres… Paris est une périphérie, Québec et l’Afrique sont des centres'', a-t-il soutenu dans des propos rapportés par le magazine francophone Zigzag. ''La question est comment faire tourner les livres francophones. Il faudrait des CLAC (Centres de lecture et d’animations culturelles) dans tous les pays francophones pour que les livres tournent du Mali au Québec. Il est triste de ne pas savoir ce qui se passe à Bamako, à Dakar, au Québec ou à Paris'', a-t-il ajouté.

 

Amadou lamine Sall participait, avec d’autres écrivains francophones, à un échange littéraire, dans le cadre du dernier Forum mondial de la langue française, récemment organisé au Québec, au Canada.

''Enfant, je n’ai pas vu, encore moins lu de livres'', a-t-il dit au sujet de la place du livre dans son enfance. ''Enfant, j’avais juste la parole et j’entendais ma mère, poétesse de langue peul. J’ai attendu le lycée pour voir mon premier livre dans les mains d’un professeur... un livre de Victor Hugo''. ''Plus tard, sont venus Lamartine et Rimbaud... C’est à l’université que j’ai appris que les Africains écrivaient des livres ! Ce fut une révélation... les livres de Césaire ou de Senghor disaient ma société. Je me souviens de mon premier livre acheté, c’était ''L’enfant noir'' de Camara Laye'', a-t-il poursuivi.

 

Évoquant le rôle des langues autres que le français dans son écriture, il a déclaré : '''La question est comment se démarquer des géants que sont Senghor ou Césaire. Comment arriver à créer quelque chose de nouveau quand tout a déjà été dit ou écrit''. ''Quand j’ai posé cette question à ma maman, elle a répondu en me récitant de la poésie en peul. J’ai compris que ma langue maternelle pouvait m’apporter beaucoup, bien que je conceptualise et écrive en français'', a-t-il rapporté. ''Alors je traduis mes poèmes en peul avec l’aide de ma mère qui a 89 ans. Elle ne parle pas le français, mais elle m’aide en commentant les images dont j’ai besoin'', a indiqué le poète sénégalais, avant de conclure : ''Au Québec, on résiste en écrivant en français..., au Sénégal, on résiste en écrivant dans les langues nationales !''.

Section: 
CENTRE NATIONAL DU CINÉMA : Ambitions fortes sur le site des anciens locaux de Canal Olympia
REFORME DU SYSTEME DE CONTROLE DES MEDIAS : CNRM enterre le CNRA
LITTÉRATURE – AMOUR, TRANSPARENCE, CONFIANCE, CONTRÔLE… « L’Équilibre du cœur » suscite réflexion
20 ANS D’AFRICULTURBAN Le hip-hop sénégalais sur le piédestal
FESTIVAL REKK Le Sénégal s'enrichit d'un nouveau festival
RESTITUTION ARTISTIQUE AU GRAND-THÉÂTRE : Théâtre-forum et playback à l’honneur
TRANSPOSER L’HOSPITALITÉ SÉNÉGALAISE EN MILIEU PROFESSIONNEL... Sokhna Diaw développe le concept Teranga esprit
FEMMES INVISIBILISEES - RECITS OUBLIES : Le pari de PluriElles
16E EDITION DAK’ART : Enfin la date connue !
DISPARITION D’UNE ICONE : Seni Awa Camara, la sculptrice de la terre s’en est allée
TANIT D’OR JCC 2025 : Liti-Liti, une déclaration d’amour à l’humain
EXPOSITION ‘’TES VUES / MA VIE’’- FOLIE SUR LES RESEAUX SOCIAUX L’artiste Boubacar Diallo invite à l’introspection
COPIE PRIVÉE ET DROITS D’AUTEUR : L’État donne le signal, les artistes attendent les actes
CULTURE : Thiès accueille les trésors retrouvés du champ de bataille de Samba Sadio (1875)
Dalifort Hip Hop
50 ANS DE CARRIÈRE DE SOULEYMANE FAYE : Célébration d’un demi-siècle d’art et de sagesse sur scène
RENTRÉE SCOLAIRE 2025/2026 : L’U2PF mise sur l’égalité des chances
LIVRE – DJEMBERÉ, CELLE QUI CHANGE TOUT : Une résiliente face au chaos institutionnel et social
PROLIFÉRATION DES MÉDIAS ÉTRANGERS : Péril sur la souveraineté
ACCES 2025 : Le musique africaine rencontre le monde à Pretoria