Publié le 28 Aug 2026 - 13:09

Un présumé chef de gang interpellé par la brigade de recherches

 

La Brigade de recherches (BR) de Keur Massar a placé en garde à vue, le 25 août 2026 en fin d’après-midi, un Sénégalais soupçonné de plusieurs infractions, selon la gendarmerie. L’homme est notamment visé pour association de malfaiteurs, vol à main armée, violences et voies de fait, coups et blessures volontaires, outrage à agent dépositaire de l’autorité publique, rébellion, détention d’arme blanche et trafic de chanvre indien. Son interpellation fait suite à des plaintes déposées par deux personnes qui affirment avoir été victimes d’agression. Dans le cadre d’une opération de sécurisation, les éléments de la BR de Keur Massar ont procédé à son arrestation, indique la gendarmerie.

Selon la même source, l’individu serait le chef d’un gang impliqué dans plusieurs agressions commises à la fin de combats de lutte. Il aurait également diffusé sur TikTok des menaces visant les forces de défense et de sécurité qui le recherchaient. Après les faits, le suspect se serait réfugié aux Parcelles Assainies de Keur Massar et aurait trouvé refuge avec ses acolytes dans la forêt de Mbao, toujours selon la gendarmerie. Dans la nuit du 24 au 25 août, un homme aurait été témoin d’une agression aux abords de la station Shell de Keur Massar. En voulant porter assistance à la victime, il aurait été pris à partie par les agresseurs.

D’après la gendarmerie, l’homme a reçu un coup de couteau à l’avant-bras. La personne initialement agressée a, elle aussi, été blessée, tandis que sa moto a été caillassée. Les assaillants ont ensuite pris la fuite. Les deux victimes ont formellement identifié le suspect interpellé par les gendarmes, indique la même source. La perquisition effectuée à son domicile a par ailleurs permis aux enquêteurs de découvrir deux machettes, des bidons de diluant vides ainsi que des résidus de chanvre indien, selon la gendarmerie. L’enquête se poursuit afin de déterminer les circonstances exactes des faits et d’identifier d’éventuels autres membres du groupe.

...Les professionnels de la culture veulent peser davantage dans les politiques publiques. Ils annoncent la création de Wàllu Culture – La Grande Transformation Culturelle (GTC), un mouvement qui entend investir le terrain politique pour défendre les intérêts du secteur. Le lancement est prévu le jeudi 3 septembre 2026 au Centre culturel Léopold Sédar Senghor de Pikine, à partir de 15 heures. Le mouvement revendique le rassemblement d’artistes, techniciens, écrivains, cinéastes, plasticiens, designers, artisans, entrepreneurs culturels et acteurs socioculturels.

Au cœur de leur démarche figure une revendication : faire davantage bénéficier le secteur culturel des retombées de l’exploitation des ressources naturelles du Sénégal. Or, soulignent les initiateurs, le pays dispose notamment d’or, de gaz, de pétrole, de phosphates et de zircon, tandis que les professionnels de la culture font face à une précarité persistante. Wàllu Culture demande ainsi une réforme du Code minier afin d’instaurer un « pourcentage culturel » obligatoire sur les redevances issues des activités extractives.

Le mouvement réclame également la construction et l’équipement d’infrastructures artistiques dans les régions d’extraction, notamment à Kédougou, Matam, Thiès, Saint-Louis, Fatick, dans le Delta du Saloum, à Kaolack et dans la banlieue de Dakar. Autre revendication : la création d’un fonds destiné à garantir une protection sociale aux professionnels de la culture, notamment en matière de retraite et de couverture maladie. Le mouvement demande par ailleurs l’application immédiate de la copie privée, conformément à la loi de 2008 sur le droit d’auteur et les droits voisins.

...Il appelle aussi à accélérer la finalisation et la signature des décrets et arrêtés nécessaires à la reconnaissance du statut social et économique des artistes et professionnels de la culture, attendue depuis la promulgation de ce statut en 2021. Wàllu Culture veut aussi inscrire le numérique dans sa démarche. Le mouvement considère les télécommunications et le digital comme des leviers stratégiques de la transformation du pays et estime que les revenus générés par l’utilisation des œuvres et contenus sénégalais doivent davantage profiter aux créateurs.

Dans ce cadre, il propose notamment la création d’un fonds d’innovation et de solidarité alimenté par une micro-taxe sur les transactions numériques et les flux de données. L’objectif affiché est notamment de contribuer au financement de la protection sociale des artistes. Le mouvement propose également la mise en place d’une plateforme de commerce en ligne destinée aux artisans et créateurs de mode, de textile et de cuir, afin de faciliter leur accès aux marchés internationaux.

Autre proposition : un dispositif numérique permettant de suivre la diffusion des œuvres et d’améliorer la collecte des droits d’auteur par la Société sénégalaise du droit d’auteur et des droits voisins (Sodav). Avec Wàllu Culture, les professionnels à l’origine de l’initiative entendent donc faire de la culture un enjeu des politiques de redistribution liées aux ressources minières, énergétiques et numériques. Le mouvement appelle les acteurs du secteur à participer à sa première rencontre publique avec les professionnels et les médias, prévue le 3 septembre au Centre culturel Léopold Sédar Senghor de Pikine.

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