Publié le 16 Mar 2017 - 22:31
ACCORDS DE NÉGOCIATION INTERNATIONALE

Les progrès du Sénégal dans la mise en œuvre 

 

Le Sénégal ne pèche jamais dans la mise en œuvre des accords commerciaux qu’il ratifie. En Afrique, il est parmi les pays les mieux avancés dans la mise en œuvre  de ces accords, a rappelé avant-hier, à Dakar, Jean Marc Benoît, spécialiste de la facilitation des échanges.

 

Le Sénégal est un pays avancé dans la mise en œuvre des accords de négociation internationale. C’est la remarque faite par Jean Marc Benoît, spécialiste de la facilitation des transports et des échanges. Ce dernier, qui s’exprimait avant-hier en marge d’un atelier pour l’assistance technique du sous-comité national de facilitation des échanges, note que le Sénégal a ratifié l’accord de Kyoto révisé sur la facilitation des échanges. En effet, cet accord de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) est entré en vigueur depuis le mois de février dernier. Toutefois, le Sénégal va le mettre en œuvre, promet la directrice du Commerce extérieur. D’après Aminata Assome Diatta, cet accord de l’OMC a identifié trois mesures : des mesures de catégorie A, B et C. Mais pour ce qui concerne la mise en œuvre des mesures pour la catégorie C, les pays en voie de développement, dit-elle, ont besoin d’une assistance technique pour y parvenir.

 ‘’C’est dans le cadre de cette assistance technique que nous avons demandé l’appui de nos partenaires’’, explique Mme Diatta. Si l’assistance technique est faite, le Sénégal va maintenant s’engager pour respecter les délais de mise en œuvre. Toutefois, explique le commissaire aux enquêtes économiques, sur les 33 mesures de l’accord sur la facilitation des échanges, le Sénégal est conforme sur les 21. Par contre, pour les mesures de la catégorie B, ‘’le Sénégal n’est pas tout à fait conforme’’, reconnaît la directrice du Commerce extérieur. Mais, poursuit-elle, Dakar n’est pas loin de la norme. Selon elle, il y a juste des ‘’réformes à mettre en œuvre’’ pour être au rendez-vous.

Par ailleurs, avec l’appui de l’USAID et d’autres partenaires, le sous-comité national de facilitation des échanges du Sénégal va bénéficier d’une assistance technique. Pendant deux jours (durée de l’atelier), les experts en facilitation des échanges vont procéder à une évaluation de la composition et des procédures actuelles du sous-comité sénégalais. L’objectif visé est d’identifier les changements nécessaires à la conformité et aux exigences de l’OMC et aux bonnes pratiques internationales’’.

Selon Jean Marc Benoît, même si le Sénégal reste un bon élève dans la ratification des accords liés aux échanges, surtout celui de Kyoto, ‘’il y a toujours le besoin qui reste pour remplir toutes les exigences qu’il faut dans cet accord’’. ‘’L’accord reste toujours à appliquer de manière totale’’, conclut-il. 

ALIOU NGAMBY NDIAYE

 

Section: 
DETTE DU SÉNÉGAL : Le FMI ne tranche pas entre restructuration et rééchelonnement
DIPLOMATIE, SOUVERAINETÉ ET OUVERTURE INTERNATIONALE : Le nouveau tournant diplomatique de Diomaye
Balance commerciale au mois de juillet
YAKAAR-TERANGA / RETRAIT DE KOSMOS ENERGY : L’Ofnac appelé à enquêter sur les 55 millions de dollars évoqués par le PM
PRIX DU PAIN : Les boulangers réclament la baguette à 210 F
FONDATION SÉNÉGAL SOLIDAIRE : Les 500 millions qui font débat
RESTRUCTURATION DETTE SÉNÉGALAISE : Les cadres de la majorité présidentielle répondent aux 191 universitaires
INCLUSION DES PERSONNES HANDICAPEES : La GIZ et l'APJAS renforcent les capacités des acteurs locaux à Thiès
RESTRUCTURATION DE LA DETTE : Pastef réclame la vérité et prévient sur la facture
LE CNP AU PALAIS DE LA RÉPUBLIQUE : Le patronat met ses priorités sur la table
Le CIS salue l’aboutissement des négociations avec le FMI
DETTES CACHÉES : La face visible de l'iceberg
SÉNÉGAL – FMI : Un accord, mille questions
Entrepreneuriat féminin
NON-SATISFACTION DE LEURS REVENDICATIONS “LÉGITIMES” : Le Sames va paralyser le système les 8 et 9 septembre prochain
Le gel des importations d’oignons levé
LANCEMENT DE JIGIYASO : Une plateforme pour mieux accompagner les enfants à besoins spécifiques
MOODY’S CAA2 : Le coût économique de la dégradation
RAPPORT UMOA 2025 - AVEC UN RÉSULTAT NET DE 1 252,1 MILLIARDS : Le secteur bancaire est resté rentable
JOJ DAKAR 2026 : Les travaux du terrain du Terminus 54 à l’arrêt