Publié le 10 Jul 2012 - 20:22
BRVM

CGF Bourse ouvre sa première agence de placement  à Dakar

 

La société de bourse indépendante CGF Bourse, l'une des plus actives à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), a ouvert à Dakar sa première agence. Objectif : amener les particuliers aisés à investir en Bourse, selon Jeune Afrique.

 

''CGF Bourse a 3 000 clients, Tunisie Valeurs en compte 40 000''. C'est de ce simple constat que Gabriel Fal, patron de CGF Bourse, est parti pour créer la première agence commerciale de CGF Bourse.Située à Dakar, capitale politique et économique du Sénégal, cette agence - qui vient d'ouvrir ses portes - se présente comme un véritable local bancaire mais sa vocation est tout autre. ''C'est une agence de placement et son objectif sera de commercialiser les produits boursiers auprès d'un large public'', explique Gabriel Fal. Une deuxième agence doit être ouverte dans le courant de l'année. La clientèle cible sera la classe moyenne sénégalaise, notamment les professions libérales et les fonctionnaires.
 

Alors que la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) réfléchit activement à la création d'un compartiment PME pour accroître l'offre sur le marché, CGF s'est attaqué à la question de la demande. Il faut dire que la BRVM - où l'activité est limitée - est fréquentée surtout par quelques fonds d'investissement étrangers et les institutionnels locaux. Les grandes banques ivoiriennes, qui comptent pourtant des filiales boursières, ne se bousculent pas pour ''vendre'' les placements boursiers auprès des clients particuliers.

 

L'objectif de CGF est de drainer une partie de l'épargne des particuliers aisés vers la bourse régionale, à l'image de ce qui se passe en Tunisie ou au Maroc. Par ailleurs, la société, qui gère deux fonds (OPCVM) investissant en bourse, va étendre son offre. ''Nous allons créer 4 autres OPCVM afin de proposer aux épargnants tous les niveaux de risque possibles'', précise Gabriel Fal. L'épargnant pourra alors choisir entre un profil prudent, investi surtout en obligations, et d'autres plus agressifs, qui font la part belle aux actions.

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