Publié le 20 Apr 2012 - 10:04
CINEMA

 La croisette Africaine du festival de Cannes 

 

Le continent revient en force au 65e Festival de Cannes, qui se tient du 16 au 27 mai 2012. Pas moins de trois films africains y sont présentés, dont un en compétition officielle pour la Palme d'or.

L’Afrique s’offre un retour en grâce au 65e Festival de Cannes. Trois films réalisés par des cinéastes du continent figurent dans la sélection officielle de 54 longs métrages, issus de 26 pays, dévoilée le 19 avril. Après la bataille, de Yousry Nasrallah est en lice pour la prestigieuse Palme d’or. Le réalisateur égyptien s’y interroge sur l’après-révolution dans son pays, à travers la rencontre entre une militante de la place Tahrir et l’un des hommes de main envoyé par Moubarak pour mater les manifestants.

 

Toutes sélections confondues, c’est la quatrième fois que Nasrallah présente un film à Cannes depuis Vols d’été en 1988, à la Quinzaine des réalisateurs. Il devra affronter des pointures du cinéma international, tels que le Français Jacques Audiard en lice pour De rouille et d’os, le Canadien David Cronenberg avec Cosmopolis, ou l’Anglais Ken Loach et La part de l’Ange.

Parmi les 17 films en compétition dans la catégorie Un certain regard concourra également Les chevaux de Dieu, du Marocain Nabil Ayouch, qui traite de la jeunesse désœuvrée enrôlée par les islamistes. Enfin, le cinéma subsaharien n’est pas en reste, puisque La pirogue du Sénégalais Moussa Traoré est également en compétition.

 

Nanni Moretti et Bérénice Béjo à l'honneur

 

Thierry Frémeaux, le délégué-général du festival, a précisé que « tous les films de la sélection sont des avant-premières mondiales » et que celle-ci sera « fignolée » dans les prochains jours. La cérémonie s’ouvrira le 16 mai avec un jury présidé par le cinéaste italien Nanni Moretti (Habemus Papam, 2011). L’actrice française Bérénice Béjo, césarisée pour son rôle dans The Artist, en sera la maîtresse de cérémonie.

Aucun réalisateur africain n’a reçu de Palme d'Or depuis 1975, (Chroniques des années de braise de l'Algérien Mohamed Lakhdar-Hamina), ni de Prix du Jury depuis 2010 (Un homme qui crie du Tchadien Mahamat Saleh Haroun). En réalité, avec Souleymane Cissé en 1987 (Yeelen), et Idrissa Ouédraogo en 1990 (Tilaï), ils ne sont que quatre Africains à avoir été récompensés à Cannes. Espérons que cette année, ce soit le cas ! 

 

 

Section: 
MOSAÏQUE D'HUMANITÉ Quand une psychiatre raconte les blessures invisibles
MASSAMBA GUEYE PARLE DE BABACAR MBAYE NDAAK : L’adieu d’un compagnon de mémoire
FDCUIC : Nitdoff démissionne, Red Black se positionne
HEMLEY BOUM À DAKAR : Quand la mémoire devient une terre d’exil
SAINT-LOUIS : 1ère ÉDITION DU FESTI GAAL : Les acteurs se dressent pour la sauvegarde de la pêche artisanale
MOSAÏQUE D’HUMANITÉ : Katy Sène Mbaye invite à une pause intérieure
POSITIVE BLACK SOUL : PBS promet un show inédit le 8 août
Sodav- plus de 53 millions à verser aux artistes
RESTITUTION, RECHERCHE ET NUMÉRIQUE : Les chantiers d’Abdou Simbandy Diatta
CULTURE : UNE PRÉCARITÉ QUI S’INSTALLE : Les animateurs culturels haussent le ton pour exiger leur intégration
WORK IN PROGRESS : À Dakar, l’art ralentit la ville
DIALAWALY FESTIVAL Dagana célèbre Ady Aïdara, gardien de la mémoire du Waalo
LE 14 JUILLET SOUS LE SIGNE D'UNE PAGE QUI SE TOURNE Christine Fages fait ses adieux au Sénégal
INFLUENCEURS CULTURELS : Les nouveaux critiques musicaux ?
DANS LA PEAU DU RECRUTEUR : Et si le secret d'un emploi se trouvait dans la tête du recruteur ?
LA GRANDE NUIT DU CONTE : Quand les contes rallument la mémoire collective
GRANDE NUIT DU CONTE : Le conte contre les écrans
INVITE PAR RADIO FRANCE INTERNATIONALE Mamadou Sellou à Avignon avec Dof
MUSIQUE : Les professionnels apprivoisent l’IA, sans lui céder la création
JUPI INVITE MASTERCLASS : Le cinéma s’ouvre à ceux qui n’ont pas de réseau