Publié le 16 Feb 2014 - 21:05
COALITION BOOLO TAXAW ASKAN WI

Le Psd/Jant bi des Parcelles rompt d'avec le Pds

 

La section des Parcelles du Parti social démocrate (Psd/Jant bi) ne veut plus être dans la coalition Boolo tawaw askan wi jusqu'ici pilotée par le Parti démocratique sénégalais (Pds). Elle en a claqué les portes après que les libéraux ont pris la décision de faire cavalier seul aux prochaines élections locales du 29 juin. ''Le Psd/ Jant bi a négativement apprécié la décision prise par le Pds, par la voix du député Modou Diagne Fada, d’aller seul aux élections locales prévues en juin 2014'', lit-on dans une déclaration parvenue hier à EnQuête.

Furieux, les camarades de Mamour Cissé estiment qu'«une telle décision du Pds sonne la fin de l’alliance entre eux et le parti libéral en dépit du soutien actif qu'ils ont apporté au Pds et à son secrétaire général lors de la dernière élection présidentielle''. Ils ont d’ailleurs condamné cet acte qui n’est, selon eux, ''ni plus ni moins qu’un manque notoire d’élégance républicaine dès lors que les libéraux étaient tenus d’en informer leurs alliés avant d’adopter une telle position d’irrespect à l’égard de leurs compagnons de fortune''.

Par ailleurs, le Psd/Jant bi s'est prononcé sur la situation nationale avec la signature des accords de partenariat économique conduite par le président de la République, et qui scelle de nouvelles relations commerciales entre la CEDEAO, la Mauritanie et l’Union Européenne. À ce propos, le Psd/Jant bi ''s’insurge contre l’application de telles mesures qui défavorisent les entreprises africaines, particulièrement celles du Sénégal dont la plupart restent encore confrontées au relèvement du défi de la compétitivité de leurs produits sur le marché international''.

''Cette signature est d’autant plus risqué pour le Sénégal que les dispositions budgétaires, les recettes douanières ainsi que l’aspect lié aux infrastructures n’ont pas été tenus en compte dans les négociations'', à en croire les camarades de Mamour Cissé. Qui relèvent que ''le montant de 15 milliards d’euros initialement arrêté par l’Ue pour la compensation des pertes et autres désagréments inhérents à la mise en œuvre des dits accords, a été revu à la baisse à hauteur de 7,5 Milliards d’Euros''. 

ASSANE MBAYE

 

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