Publié le 25 Mar 2016 - 22:50
CREATION D’UN INSTITUT UNIVERSITAIRE DE GOUVERNANCE TERRITORIALE

L’UCAD réfléchit à d’autres débouchés pour les étudiants

 

Un séminaire de réflexion sur la création d’un Institut universitaire de gouvernance territoriale a regroupé hier, à Saly, les membres de la communauté universitaire et des élus locaux.

 

Faire acquérir aux étudiants les connaissances et méthodes d’investigation les plus avancées, dans toutes les disciplines de la science, de la technique et de la culture. Les faire participer au développement des connaissances et à la création de nouvelles méthodes d’investigation en les adaptant aux réalités et aux exigences nationales. Étudier et élaborer les voies d’une stratégie de développement endogène et autocentrée, en participant notamment à la conception, à l’application et à l’évaluation des plans nationaux, sous régionaux et régionaux de développement. Telles sont les missions, parmi dix autres, que se fixent les autorités de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD).

Hier à Saly, le recteur de l’Ucad, Ibrahima Thioub et ses collègues ont entamé la réflexion sur la création d’un Institut universitaire de gouvernance territoriale afin d’accompagner l’Etat, les collectivités territoriales et les élus locaux. « L’université classique était destinée à former des élites de très haut niveau et particulièrement au niveau des groupes aristocratiques de la société. Elle visait à former des savants. Les universités modernes reçoivent des milliers de bacheliers. Pour cette raison, il n’est plus possible d’enseigner comme si on s’adressait à cette ancienne élite. On ne peut pas continuer à enseigner, comme si vous aviez des milliers de bacheliers orientés dans une filière comme le département d’Anglais, et leur enseigner comme si tous devaient faire le doctorat.

Cette massification des effectifs nous interpelle, c’est pourquoi, il a été mis en place un certain nombre de décisions et, parmi ces décisions, figure en bonne place la professionnalisation des filières », explique Ibrahima Thioub. Selon le recteur, la communauté universitaire a la volonté de contribuer au développement économique et social, en formant des diplômés pouvant intervenir dans tous les domaines d’activités du pays. « Dans le système classique, l’apprenant suivait des enseignements jusqu’à l’obtention d’un diplôme, sans avoir un métier, sans avoir une profession. Vous formez des historiens, des géographes, parmi eux, une faible minorité accédera au doctorat. La grande masse ne vise pas à devenir des historiens, des géographes. On ne peut pas en avoir des milliers et des milliers. Donc, il fallait réorienter notre système et c’est dans ce cadre que nous avons pensé à créer cet Institut », explique le recteur.

Ainsi, pour une formation performante au service du développement économique, social, et culturel, l’UCAD veut mettre sur pied cet Institut afin de préparer les diplômés qui, au sortir de l’Université, peuvent intervenir dans tous les domaines d’activité de la nation. Cet Institut destiné aux bacheliers permettra aux étudiants d’alterner des cours théoriques et des stages pratiques sur le terrain, pour assurer l’opérationnalité des diplômes dès la fin de leur cursus qui devra durer trois ans. 

KHADY NDOYE (MBOUR)

Section: 
LES JOJ DAKAR 2026 : La culture et le tourisme à l’honneur
MENACES CONTRE BABACAR FALL : Le Cored appelle au calme
AVEC 4,5 MILLIONS DE PERSONNES APATRIDES OU DE NATIONALITÉ INDÉTERMINÉE Le HCR appelle à mettre fin à cette forme durable d’exclusion
DÉTOURNEMENT DE PLUS D’UN MILLIARD DE FRANCS CFA : Un comptable déféré au parquet financier
LUTTE CONTRE LES GROUPES CRIMINELS ORGANISÉS : Le coup de filet d’Interpol dans 22 pays
GAMOU 2026 – TRANSPORT : Des trains mobilisé pour les déplacements du Gamou
Un présumé chef de gang interpellé par la brigade de recherches
CRÉDITS SPÉCIAUX : Les sages bloquent la réforme portée par Pastef
CONVENTION COLLECTIVE SECTEUR HYDROCARBURES : Les mises en garde des pétroliers
MAKHTAR CISSÉ AU GAMOU DE TIVAOUANE : “L’autorité de l’État et la cohésion nationale ne sont pas négociables”
SERIGNE MOUSTAPHA SY : “J’ai refusé de recevoir Sonko”
COLLOQUE MONDIAL DE LA JEUNESSE : 1 000 jeunes attendus à Ouagadougou
Sept millions de francs CFA volés
MORT D’ALDO KARA EN ESPAGNE : Horizon sans frontières exige vérité et justice
Escroquerie foncière
KOLDA - JUGEE POUR INFANTICIDE : Aissatou Samb condamnée
GAMOU DE TIVAOUANE : Sénégal Solidaire renforce son appui à la couverture sanitaire
TIVAOUANE : Au cœur de la ferveur des pèlerins devant les mausolées
BRAQUAGE À MBOUR : Un commando armé emporte 76 millions de FCFA !
FÉMINICIDES AU SÉNÉGAL : Ndeye Bigué Sène, l’énième atrocité de trop