Publié le 28 Apr 2023 - 22:47
DAKAR SÉRIES

Vingt-quatre séries seront en compétition

 

Du 3 au 6 mai, la capitale sénégalaise va abriter la première édition du festival panafricain de cinéma Dakar Séries. Plusieurs pionniers des séries africaines sont attendus à ce rendez-vous.

 

En  conférence de presse mercredi dernier à l’Institut  français de Dakar, les organisateurs de Dakar Séries ont dévoilé le programme de cet évènement. Il est prévu des projections, des ateliers et des master class. La directrice générale du festival, Séraphine Angoula, a présenté le contenu. ‘’Le festival a vocation à valoriser la création africaine dans sa diversité. On est vraiment focalisé sur la série. C’est le premier festival dédié 100 % aux séries sur le continent. Il est important de l’installer à Dakar qui est la ville de toutes les émergences de séries. Il y aura une compétition de séries africaines, des séries courtes et longues.  On va, par ailleurs, valoriser le métier des techniciens. On va créer des points avec les nouvelles générations. Il y a un dispositif professionnalisant qui va permettre de former les nouvelles générations d'acteurs. Il y aura un atelier du jeu d’acteur   avec Issaka  Sawadogo et Roger Salah qui aura lieu la semaine prochaine.

Ce sera sous la présence de Ludivine Sagnier qui sera leur mentor. On aura une quinzaine, voire une vingtaine d’acteurs qui vont être coachés’’, a-t-elle dit. Il est également prévu une session de pitch où les producteurs et les scénaristes pourront  présenter leurs projets devant des financiers, des producteurs et des diffuseurs. C’est ainsi une manière pour les organisateurs de permettre aux porteurs de projets de rencontrer ceux qui pourraient les produire ou les aider à trouver des financements. D’ailleurs, avant leur rencontre avec ces professionnelles, les porteurs de projet bénéficieront d’une formation en pitch, afin d’être efficients et efficaces. ‘’On aura des master class sur le métier de chef opérateur avec Nourou Sarr, un autre avec Fatou Kandé Senghor sur le métier de directeur artistique.  Elle aura des guests et ça va être intéressant. La marraine de cette édition, Aissa Maïga (actrice franco-sénégalaise) animera elle aussi une master class. Elle va nous raconter son parcours et nous expliquer comment elle travaille entre le continent et l'Occident sur d’énormes productions’’, a annoncé    Mme Angoula.

Par ailleurs, pour l’ouverture, il est prévu de projeter les premiers épisodes de la saison 2 de ‘’Wara’’. Une exclusivité ! Elle n’est pas la seule, d’après Mme Angoula. Il y en a cinq autres qui n’ont jamais été montrées et qui le seront au cours de cette première édition de Dakar Série.

En outre, 24 séries choisies par un comité mis en place à cet effet sont en compétition au total et trois  sont hors compétition. Il y aura huit séries qui vont représenter le Sénégal. ‘’Il était important pour moi d’introduire dans ce dispositif une nouvelle génération de professionnels. Donc, j’ai choisi d’anciens élèves  d’écoles de cinéma pour former ce comité. On a eu différentes nationalités représentées et chaque membre a apporté un regard différent’’, a-t-elle expliqué.

Le producteur et directeur de Cinekap Oumar Sall, est le président du jury de cette première édition. Lui et les autres membres devront décerner les prix des  meilleures séries courtes et longues, du meilleur acteur, de la meilleure actrice, de la meilleure musique, du meilleur décor, du meilleur chef opérateur, etc.

Par ailleurs, sur l’opportunité d’organiser un festival de séries, l'initiatrice ne manque pas d’arguments. ‘’Depuis trois ans, il y a une renaissance de la série sur le continent. De plus en plus de projets ambitieux, de plus en plus de budgets alloués aux séries, constate-t-on. La qualité des séries a évolué, et ce grâce aux regards des consommateurs,  des amateurs de séries qui sont de plus en plus critiques. Il y a des mutations qui sont en cours, de nouveaux modèles qui sont en train  d’émerger. Il faut dire que le continent africain,  dans sa diversité,  a énormément d’histoire à raconter,  qui n’ont pas encore été contée’’,  s’est réjouie Séraphine Angoula.

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