Publié le 15 Jan 2021 - 07:07

Economie sociale

 

La pandémie de la Covid-19 a fait chuter la croissance économique du Sénégal à 0,7 % en 2020, contre 5,3 % en 2019. Ces chiffres ont été donnés par le ministre de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire, Zahra Iyane Thiam. Elle était l’invitée du ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement de la République du Bénin à un atelier international virtuel sur la crise de la Covid-19 en Afrique.

Cette rencontre, qui a réuni quelques Etats africains et des organisations internationales, a porté sur deux panels.  Le premier avait comme thème ‘’Les mesures prises par les Etats africains pour atténuer les risques sociaux et économiques liés à la Covid-19 : Le cas du Sénégal’’. Et c’est dans ce sens que le ministre a rappelé que le Sénégal a mis en place un programme de résilience économique et sociale de 1 000 milliards, soit 7 % du PIB, financé par le Fonds de riposte et de solidarité contre les effets de la Covid-19, à travers le fonds Force-Covid-19.

Il repose sur quatre piliers essentiels : le renforcement du système de santé ; le renforcement de la résilience sociale des populations ; la stabilité macroéconomique et financière pour soutenir le secteur privé et maintenir les emplois et l’approvisionnement régulier en hydrocarbures, produits médicaux, pharmaceutiques et de denrées de première nécessité.

...Par ailleurs, Zahra Iyane Thiam a rappelé à ses pairs qu’il est important de tirer des leçons de cette crise sanitaire. La première est sans nul doute le renforcement de la souveraineté alimentaire de nos pays. ‘’Il est primordial que les efforts fournis pour améliorer la production de céréales telles que le riz, le blé, le mil, etc., soient davantage renforcés. A titre illustratif, le Sénégal a déjà lancé le Programme d’autosuffisance en riz (principale denrée alimentaire au Sénégal) en mettant à la disposition des producteurs les moyens nécessaires en matière d’équipements modernes, terres emblavées dans la vallée du fleuve et celle de l’Anambé, intrants, incitations fiscales, etc.

Cette autosuffisance en riz devrait permettre d’assurer la sécurité alimentaire de nos populations, mais également la réduction du déficit structurel de notre balance commerciale’’, fait-elle savoir. Aussi, ‘’cette crise sanitaire montre la vulnérabilité de nos économies, malgré les actions fortes et courageuses de riposte menées par les autorités, notamment en direction des acteurs économiques non structurés. Il s’agira, à cet effet, de renforcer les politiques visant principalement la structuration de l’économie informelle qui a fortement subi les effets de la pandémie’’.

Elle pense également qu’il faut améliorer les plateaux techniques des structures sanitaires. ‘’Il est important d’avoir une politique sanitaire à l’échelle régionale et qui aurait pour soubassement le développement de la recherche et une véritable industrie pharmaceutique et médicale’’, a-t-elle défendu.

 

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