Publié le 24 Jun 2013 - 11:55
EVOLUTION DE LA MICROFINANCE AU SENEGAL

1,8 million de clients pour le secteur

 

Avec des encours de crédit de 225 milliards de francs Cfa, un volume de dépôt de 170 milliards et des femmes qui font 56% des 422 600 emprunteurs actifs, la microfinance est un petit dragon en nette évolution. Mais elle doit faire face à plusieurs défis dont celui du coût élevé de l'accès au crédit.

La microfinance au Sénégal est un secteur en pleine évolution. Selon Waly Clément Faye, Responsable suivi-évaluation à la Direction de la microfinance, ce secteur a permis à 1,8 million de sénégalais d’avoir un accès aux services financiers. Aujourd’hui, il compte un encours de crédit de 225 milliards pour un volume de dépôt de 170 milliards et a contribué en 2008 au financement de l’économie à hauteur de 10,25%. Le nombre d’emprunteurs actifs est de 422 600 personnes dont 56% de femmes. Ces éléments chiffrés ont été livrés ce samedi au cours d'une conférence sur le thème : «La micro finance au Sénégal, évolution et défis», tenue au complexe Saint Michel par la Direction de la microfinance, en collaboration avec «Access finance gestion» et l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO) dans le cadre de la 4ème édition de la tribune de la micro finance.

‘’Nous pensons qu’il est urgent de veiller à une meilleure articulation entre le monde de la recherche et l’industrie de la microfinance car beaucoup de thématiques devraient faire l’objet de recherches pour y apporter des éléments de réponses’’, soutient Waly Clément Faye.

L’évolution de la microfinance au Sénégal est divisée en trois phases, d’après le responsable suivi-évaluation. Une «phase d’émergence» avec l’apparition, dans les années 1980, d'un phénomène surtout favorisé par la crise bancaire qui frappait alors la zone UEMOA avant de pousser à la faillite huit banques dont SONABANK, BNDS, USB, ASSURBANK, la BSK. La deuxième phase est celle de l'«évolution», et la troisième, celle de la «croissance» enregistrée sur la période 1993-2003. En effet, les institutions de microfinance sont passées de 18 à 724 dans cette période.

Mais selon Babou Faye, professeur associé à l’Ucao, la microfinance doit cependant faire face à plusieurs défis : coût de l’accès au crédit qui reste élevé pour les jeunes, les femmes et les promoteurs d’activités à faible valeur rajoutée, «supervision et contrôle, promotion de l’inclusion financière et professionnalisation.

 
 

 

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